Valérie Mochi

La rédaction de ces chroniques a commencé le jour où j'ai vu deux films à suite, deux portraits de femmes contemporaines, «Fortunata» l'Italienne et «Une Femme Douce» la Russe. Enchainer la vision, quatre heures durant, de ces deux femmes humiliées, maltraitées, battues, violées a été une souffrance continue pour moi aussi. Alors j'ai décidé d'écrire, écrire sur le cinéma. Sans négliger ses aspects techniques, je veux tenter de décrypter son impact sur notre quotidien, sur nos esprits, sur nos rêves et nos cauchemars. Avec les rêves, le thème du fantôme, du double sont l'essence même du cinéma. Sur l'écran blanc défilent les films qui transportent le spectateur dans une nouvelle dimension, proche des songes.

A travers les films italiens distribués en France, l'objectif de ces chroniques est d'associer, de faire résonner deux films entre eux pour signifier leur ancrage dans la réalité d'aujourd'hui et se rappeler que la réalisation d'un film qui est un parcours long et difficile, a toujours un sens, des secrets, des histoires à révéler.

Dogman, Il vizio della speranza et Castel Volturno

Dogman - Une scène du film Et voilà, la première des Chroniques2films sera Volturnienne, car les deux films choisis pour se répondre dans ce nouvel article sont Dogman de M. Garrone encore dans les salles et candidat aux Oscars et Il Vizio della speranza de E. De Angelis...