cinéma

Publié le samedi, 11 septembre 2021 à 11h35

Notturno de Gianfranco Rosi dans les salles obscures

Par Valérie Mochi

Une scène de Notturno, documentaire de Gianfranco Rosi

Notturno de Gianfranco Rosi dans les salles obscures à partir du 22 Septembre 2021. Notturno est le sixième film du documentariste Gianfranco Rosi. Imperturbable, singulier, multi primé, il prend son temps (six long métrages et quelques courts depuis ses débuts en 1985) pour aller à la rencontre de ses personnages et les filmer de près sans être envahissant ni voyeur, Gianfranco Rosi ou la force tranquille. Après l’Inde (Boatman), la Californie (Below sea level), la frontière américano-méxicaine (El Sicario, Room 164), Rome (Sacro GRA), la Sicile (Fuocoammare), il choisit le Moyen Orient pour Notturno.

Notturno a été tourné au cours des trois dernières années le long des frontières de l’Irak, du Kurdistan, de la Syrie et du Liban ; tout autour, des signes de violence et de destruction, et au premier plan l’humanité qui se réveille chaque jour d’une nuit qui paraît infinie.
De combien de douleurs, de combien de vies se compose l’existence au Moyen-Orient ?

Gianfranco Rosi : « Au cours de ce voyage, j’ai rencontré ceux qui vivent dans des zones de guerre : des chiites, des alaouites, des sunnites, des yézidis, des Kurdes. Ils vivent d’un côté ou de l’autre des frontières parce qu’ils y sont nés, ou parce qu’ils ont été obligés de s’y exiler. Ils sont tous victimes de guerres issues de conflits ancestraux et nourries par la convoitise des puissants. J’ai eu la chance d’apercevoir une partie de la vie dans ces zones de front et de vivre une certaine « normalité ».
C’est cette vitalité que je voulais saisir, et pour ce faire, il me fallait la lumière du jour. Notturno est un film politique, qui ne prétend pourtant pas faire de la politique. Ce film ne cherche pas à déterminer les causes des conflits ni démêler les innombrables questions religieuses et territoriales en jeu. Je voulais simplement rester au plus près des hommes, des femmes et des enfants, dont la lutte métaphorise ce qui m’émeut absolument le plus : la vie des êtres humains. »

Informations pratiques
  • Au cinéma dès le 22 septembre 2021

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