cinéma

Publié le mercredi, 17 avril 2019 à 09h36

Napoli ! Misère et noblesse en 30 films au Forum des images

Par Stefano Palombari

Napoli ! Misère et noblesse - affiche

A partir du 2 mai 2019, le Forum des images consacre un cycle de projections à la ville de Naples. Une ville magnifique, très photogénique victime encore de pas mal de préjugés. En 30 films vous aurez donc la possibilité de découvrir différentes facettes de cette ville pleine de charme.

Notre jeu-concours vous permet de gagner des invitations pour la soirée d'ouverture consacrée à la projection en avant-première du film Piranhas de Claudio Giovannesi inspiré du roman homonyme de Roberto Saviano. Naples, six garçons entre 10 et 15 ans, fascinés par l’argent et le pouvoir, rejoignent les rangs du crime organisé. Adapté d’un roman de Roberto Saviano, célèbre auteur de Gomorra, ce film est servi par de jeunes acteurs exceptionnels. Prix du meilleur scénario au Festival de Berlin 2019. Film interdit aux moins de 12 ans

Les clichés sont légion sur Naples, la ville la plus filmée d’Italie après Rome. Alors, il y aura de la pizza, la Camorra, des Vespa et la mamma ? Oui, il y en aura aussi, mais Naples ne se réduit à rien de tout cela, car c’est une ville‑oxymore où les contraires s’incorporent et se réinventent sans cesse, dans une vitalité féroce, déjouant toutes les cartes postales figées.

On pourrait décliner à l’envi le titre du film culte Misère et Noblesse : ici se mêlent le profane et le sacré, le public et l’intime, le trivial et le sublime, la terre et la mer, l’Europe et l’Orient, le passé et le présent, la fable et le réel dans toute son âpreté (Bella e Perduta).

Qu’elle joue une paysanne sauvageonne (La Belle et le Cavalier) ou une mère de famille qui vend des cigarettes de contrebande (Hier, aujourd’hui, demain), Sophia Loren est toujours une reine qui traverse majestueusement la ville. Dans L’Or de Naples, une même scène contient le drame, le deuil, la farce et… les pâtes.

Naples est réputée pour ses mâles qui arpentent les rues en dragueurs conquérants (L’Amour meurtri, adapté du premier roman d’Elena Ferrante, dépeint un espace étouffant pour l’héroïne sous le regard constant des hommes), mais c’est aussi ici que la cinéaste pionnière du muet, Elvira Notari, a tourné des films majeurs en extérieur au début du XXe siècle (La Petite, Sainte Nuit).

« Naples est un théâtre en plein air », disait l’immense dramaturge, acteur et metteur en scène Eduardo De Filippo, dont le travail a inspiré de grands films (Mariage à l’italienne) et féconde encore aujourd’hui le jeune cinéma (L’Étoffe des rêves). Toni Servillo (Un homme de plus, Un tigre parmi les singes) qui le revendique comme son maître, déclare : « À Naples, la vie n’existe pas sans sa représentation, et la représentation n’existe pas sans la vie. Cette confusion entre la réalité et son reflet joué est la blessure magnifique de cette ville où tout se mêle, la chanson, la poésie, la langue, la vie, pour former un miracle qui est celui de la représentation, dans une culture à la fois très populaire et très élevée. »

Informations pratiques

Jeu-concours des places à gagner réservé aux abonnés à notre lettre
(pour participer au concours, cliquez sur ce lien et répondez aux trois questions)