cinéma

Publié le jeudi, 14 mars 2019 à 16h52

Films italiens au Cinéma du Réel 2019

Par Valérie Mochi

Selfie de Agostino Ferrente - une scène du film

Au CINEMA DU REEL, Festival International du Film Documentaire, qui se déroule au Centre Pompidou du 15 au 24 mars 2019, quelques films italiens à ne pas manquer. En compétition internationale 2 films seront projetés les 21 et 23 mars 2019 :

La strada per le montagne de Micol Roubini. Micol Roubini, la réalisatrice, part à la recherche de la maison de son grand-père qu’elle a découvert sur une photo datant de 1919. Au milieu d’un village oublié d’Ukraine, une énorme zone reste mystérieusement inaccessible, comme dans une sorte de « docu-noir », La strada per le montagne, sol­licitant l’aide d’un ancien résistant et d’un chauffeur de taxi de la région, aborde des questions aussi simples qu’universelles : que reste-t-il du passé dans le présent ? Pourquoi la mémoire collective doit-elle être biaisée pour être réelle ?

Shelter – Farewell to Edén d’Enrico Masi. Récit kaléidoscopique d’une trajec­toire, Shelter – Farewell to Edén est issu d’une rencontre : celle de Pepsi, transsexuelle philippine élevée au sein du Front Moro islamique de libération. Ayant fui le mouvement, elle passera dix ans en Libye avant que son homosexualité ne la force de nouveau à partir, pour l’Europe cette fois. La voix assurée de Pepsi retrace de façon fragmentaire un trajet qui passa par l’Italie, la France, et s’in­terrompit plus longuement au Royaume-Uni, mais dont la destina­tion finale reste… « la Lune ».

En section Séances Spéciales, deux films aussi :

Selfie d’Agostino Ferrente, les 21 et 22 mars 2019. « Ça parle de la mort », prévient Pietro au seuil du film et d’une chanson qui, dédiée à son cousin mort sous les balles d’un gendarme, lui tirera des larmes. Le film aussi parle de la mort, parce qu’il faut « montrer les choses moches, et pas seulement les choses belles ». Disant cela, Pietro dessine une authentique morale documen­taire. Car s’il est à l’image, c’est aussi lui qui tient la caméra, un smartphone ordinaire confié à lui et à son ami Alessandro par Agostino Ferrente réalisateur multiprimé de l’Orchestre de Piazza Vittorio et Le cose belle.

I Diari di Angela - Noi due cineasti de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, le 20 mars. Angela a tenu un journal tout au long de sa vie. Rempli de mots et de dessins, elle y consignait tout : détails de sa vie publique et privée, rencontres, lectures personnelles. Je regarde nos films privés, que j’avais oubliés : ces enregistrements étaient à la source de nos travaux, qui avaient pour but de réinterpréter les films d’archives documentaires et leur donner une nouvelle signification. La vie de tous les jours, qui est faite de choses simples, les gens dont nous nous sentions proches et qui nous ont accompagnés lors de nos voyages, nos recherches dans le monde des archives, notre voyage en Arménie soviétique avec l’acteur Walter Chiari. Des témoignages que nous avons collectés au fil du temps.

Et un en section Front(s) populaire(s) :

Chaco de Daniele Incalcaterra et Fausta Quattrini, les 19 et 23 mars. Après El Impenetrable, le réalisateur Daniele Incalca­terra, avec la co-réalisatrice Fausta Quattrini, expose une nouvelle fois les enjeux et problèmes liés aux 5 000 hectares de forêt vierge du Chaco dont il a hérité de son père. Incalcaterra essaie obstinément de rendre cette terre aux Guarani-Ñandevas, les propriétaires légitimes de la forêt, et d’empêcher un projet de déforestation des­tiné à la production industrielle de soja transgénique et de viande. Mais certains n’apprécient pas son action.

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