cinéma

Publié le samedi, 6 juillet 2019 à 10h12

Rétrospective Lucio Fulci, le Poète du macabre.

Par Amélie Ravaut

Une scène du film L'emmurée vivante de Lucio Fulci

Dès le 17 juillet 2019, s'ouvre une rétrospective de quatre films du réalisateur Lucio Fulci : Perversion story (Una sull'altra, 1969), Le venin de la peur (Una lucertola con la pelle di donna, 1971), La longue nuit de l'exorcisme (Non si sevizia un paperino, 1972) et enfin L'emmurée vivante (Sette note in Nero, 1977).

Cet été, les salles de cinéma se colorent de jaune et les spectateurs pourront frissonner de peur et de plaisir devant trois des grands maîtres du giallo : une rétrospective Mario Bava à la Cinémathèque française du 3 au 28 juillet 2019, cinq films de Dario Argento du 27 juin au 17 juillet 2019 et, prenant suite, ces quatre longs-métrages de Fulci.

Réalisateur éclectique, abordant au cours de sa carrière un grand nombre de genres populaires, Fulci poursuit des études au Centro Sperimentale de Rome puis débute sa carrière par l'écriture de scénarios : son nom devient vite indissociable du couple Steno-Monicelli et des comédies populaires. Il se lance ensuite dans la réalisation, abordant plusieurs filons avant de trouver la voie dans laquelle il excellera : le giallo.

Ce sont quatre films de cette période fructueuse que le distributeur Les films du Camélia propose de voir cet été dans une version restaurée offrant toute l'ampleur méritée à ces petits bijoux d'ingéniosité visuelle, d'inventivité scénaristique, d'onirisme teinté de sensualité. À travers une grande maîtrise narrative et un montage savamment orchestré, brouillant les pistes entre le réel et les fantasmes, Fulci développe dans ces quatre films un univers aux couleurs saturées, aux perversions morbides, aux désirs sulfureux et, parfois, à la violence exacerbée. Une vraie expérience visuelle et sensible.

Informations pratiques
  • Au cinéma à partir du 17 juillet 2019