cinéma

Publié le mardi, 13 juillet 2021 à 09h52

L’Inoubliable Cinema Paradiso de retour dans les salles en version 4K inédite

Par Valérie Mochi

Philippe Noiret dans une scène de Cinema Paradiso

Le film de Giuseppe Tornatore, Cinema Paradiso (Nuovo Cinema Paradiso) n’est plus à présenter, hymne à l’amour du cinéma, à la pellicule, aux salles et à leur public. C’est pour cette raison qu’il faut se précipiter dans les salles aujourd’hui pour le voir et le revoir sur grand écran. Image et bande son restaurée, la musique de E. Morricone peut à nouveau résonner dans toute sa splendeur.

Cinema Paradiso c’est l’histoire d’un duo de deux passionnés de cinéma. Un adulte un peu bourru, Alfredo, interprété par Philippe Noiret, le projectionniste du cinéma de quartier d’un village sicilien. Et le jeune Toto, Salvatore Cascio, l’enfant de chœur du curé qui gère la salle de cinéma paroissiale et surtout y exerce la censure. Alfredo doit couper toutes les scènes que le prêtre juge impudiques mais il conserve jalousement ces petits morceaux de pellicule.

Toto et Alfredo ont une relation d’amitié très forte malgré leur grande différence d’âge, c’est le cinéma, l’amour du cinéma qui les réunit. Alfredo transmettra tout son savoir à cet enfant qui lui même reprendra le flambeau en devenant un cinéaste reconnu, Salvatore Di Vita, interprété par Jacques Perrin.

Le film commence dans les années 80 avec Salvatore qui se remémore ses années d’enfance aux côtés de son ami Alfredo. Avec intelligence et humour Tornatore alterne les situations à l’avantage tantôt de l’enfant, tantôt de l’adulte, une amitié a égalité rare au cinéma.
Tornatore réalise ce film hommage au néoréalisme et à la magie du cinéma au moment où une grave crise traverse l’industrie du cinéma italien. Le film est tourné en 1988 et à cette époque les salles périclitent une à une dans toute la péninsule. Mais de par son énergie et son brio, le réalisateur signifie avec talent que le cinéma italien n’est pas mort, la preuve, près de cinquante ans plus tard Cinema Paradiso est toujours un immense plaisir de cinéma.

Philippe Noiret : « Tornatore est quelqu’un qui sait très bien ce qu’il veut. C’est un têtu, un accrocheur, un homme d'une volonté et d’une force de caractère tout-à-fait étonnants. Ce que j'aime dans le film, c'est qu'il est nourri d'une vraie sincérité, d'un véritable amour du cinéma et d'une grande maîtrise de la mise en scène, héritiers de tout le cinéma italien qu'on aime, de Comencini à Monicelli ! Tornatore est quelqu'un qui ose aller au bout de ses émotions, sans ellipse ! Le côté sentimental fait partie de mon plaisir au cinéma. Ce que me disait Tornatore pendant le film était toujours juste ; ça inspire confiance. Ses indications étaient mes garde-fous ; souvent c'étaient des mises en garde sur certains gestes, pas italiens ou même siciliens ! Pour le petit bourgeois du Nord de la France que je suis, ce n'est pas évident de jouer un mi-paysan, mi-ouvrier, mi-artisan sicilien. Il fallait que l'apparence, la gestuelle et le comportement soient crédibles...»

Informations pratiques
  • Au cinéma à partir du 14 juillet 2021