théâtre

Publié le dimanche, 14 juin 2020 à 10h00

Bohème ou Traviata, deux opéras offerts en intégralité par l’Opéra National de Paris

Par Valérie Mochi

Bohème-Traviata

Bohème ou Traviata deux opéras offerts en intégralité par l’Opéra National de Paris

Encore quelques jours pour se laisser embarquer dans La Bohême de Giacomo Puccini sur n’importe quel système de visionnage, quant à la Traviata, elle sera disponible jusqu’à novembre.

Il faut profiter de l’offre de confinement de Opéra national de Paris (sur sa page Octave Magazine, sur le site de Francetv et sur Arte) qui se prolonge en raison d’opérations de rénovation de certains de ses équipements scéniques prévues en juillet. Les scènes du Palais Garnier et de l’Opéra Bastille ne seront donc pas disponibles avant la fin de 2020, mais chaque semaine un nouveau programme est mis à disposition des internautes.

LA BOHEME

Claus Guth met en scène une version interstellaire de la bohême, à la place des mansardes parisiennes et des tableaux du quotidien des artistes sans le sou rêvant d’amour et de gloire, c’est dans un vaisseau spatial que se retrouvent en tenues de cosmonautes Rodolfo Marcello, Schaunard, Colline. A l’exact opposé du mouvement artistique milanais scapigliatura (« bohème ») auquel appartient cette œuvre justement nommée, Claus Guth s’éloigne du réel et des sensations, il imagine peut-être le vérisme du XXIème siècle, spatial et glacial.

En revanche, du XIXème reste intacte la partition de Puccini que la direction musicale de Gustavo Dudamel célèbre et transcende avec la complicité des voix de grands artistes : Nicole Car, Atalla Ayan, Alessio Arduini, Aida Garifullina, Artur Ruciński, Roberto Tagliavini.

LA TRAVIATA

Simon Stone, jeune metteur en scène australien, déplace lui aussi dans le futur le drame de Violetta Valéry. La courtisane du XIXe siècle inspirée de La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas fils, se voit transformée en influenceuse accro aux réseaux sociaux. Sur un mur de projection elle répond à ses followers et fait la moue pour ses selfies géants, une star d’aujourd’hui interprétée par une soprano sud-africaine, Pretty Yende, qui a subjugué les foules.

Informations pratiques
  • Opéra National de Paris
  • Jusqu’à novembre