art et artisanat

Publié le vendredi, 29 avril 2022 à 09h18

Luigi Mainolfi, Le nacchere della luna, Exposition à la Galerie Italienne

Par Ilaria Venneri

Le nacchere della luna

La Galerie Italienne est heureuse de présenter la deuxième exposition monographique consacrée à l’artiste italien Luigi Mainolfi. À travers une sélection d’œuvres nous vous invitons à venir découvrir son univers artistique prenant forme à travers ses matériaux de prédilection qui sont la terre cuite, la pierre et le bronze.

Ses œuvres qui interrogent la matière deviennent le reflet de l’expressivité primaire des matériaux utilisés et composent au mur et au sol des paysages organiques.

Luigi Mainolfi est né en 1948 à Rotondi, Valle Caudina, en Campanie. Attiré par le panorama artistique et culturel turinois, centre de l’avant-garde italienne dans les années 60, il s’y installe en 1973 à la suite de ses études de peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Naples.

On a pu le définir comme artiste post-conceptuel, mais il se rapproche d’avantage du minimalisme. Ses premières œuvres, entre 1972 et 1976, s’inscrivent autour du corps et du geste et il préfère le médium de la performance comme moyen d’expression. Il présente notamment des calques de son corps, réalisés à la craie et qu’il laisse se distordre et se dégrader dans l’eau.

Avec Cavriago en 1977, ces calques sont alors précipités vers le sol près de la Galleria Civica d’Arte Moderna de Bologne. Des archétypes et des symboles archaïques peuplent ses œuvres, dessins et sculptures. C’est aussi à cette période qu’il explore l’aspect théorique de la sculpture à travers une série de dessins accompagnés par des écrits (MDLXIV, 1976).






L’humain et le fantastique s’assemblent pour donner naissance à des ville-animal, ville-arbre ou bien encore ville-objet comme le signe d’un retour vers des sujets plus tangibles. Inspiré par la biologie et la zoologie, ainsi que par la structure ordonnée de la ville, ses sculptures en terre cuite nous rappellent une texture complexe et vivante : la peau.

On peut aussi y voir une tradition populaire et un retour à la nature, que ce soit dans les formes ou les matériaux qu’il utilise – Terre cuite, plâtre, bronze, pierre de lave, bois –, comme avec La Campana exposée à la Galleria Tucci Russo de Turin en 1981 et La Sovrana Inattualità, exposée au P.A.C. à Milan en 1982.

Informations pratiques
  • Galerie Italienne
  • 15 rue du Louvre 75001 Paris
  • Jusqu'au 24 mai 2022