cinéma

Publié le mercredi, 11 novembre 2020 à 09h35

#IICCINEMACHEZVOUS : L’agnello de Mario Piredda, bientôt en ligne

Par Amélie Ravaut

L’agnello de Mario Piredda - affiche

A nouveau confinés, l’Institut culturel italien nous fait la joie d’apporter une fois encore ses projections dans notre salon. C’est un film initialement prévu le 9 novembre à l’Hôtel de Galliffet qui ouvre le bal et permet à l’Institut de poursuivre sa collaboration avec le Festival Annecy cinéma italien. L’agnello, du réalisateur Mario Piredda, qui a été honoré de trois prix lors de la dernière édition (meilleur film, prix du Public, prix du Jury Jeune) sera visible en ligne, gratuitement sur inscription, à partir du vendredi 13 novembre et pour une durée de 24 heures.

L’agnello suit le parcours des membres d’une famille dans une Sardaigne aux paysages magnifiques. Anita, 17 ans, vit avec son père Jacopo près d’une base militaire, son grand-père, qui habite tout près, est berger. Dès le début du film, nous apprenons que Jacopo est malade et aurait besoin de toute urgence d’une greffe de moelle osseuse. L’unique espoir réside dans le frère de Jacopo, potentiellement compatible, mais ceux-ci ne se parlent plus depuis des années. Anita cherche par tous les moyens à les rapprocher.

C’est par le biais de cette trame narrative que le réalisateur, originaire de Sardaigne et dont c’est le premier long métrage, tisse les fils d’un film tout à la fois âpre et solaire. Les paysages environnants, rocailleux, aux tonalités d’ocre, le ciel assez souvent lourd et gris, l’immensité des espaces, contrastent avec la douceur de la relation père/fille, leur intimité et leur complicité joyeuse. Le soleil, souvent filmé bas, vient dessiner le profil des personnages, comme s’il émanait d’eux une lueur délicate.

Il en résulte une dimension très organique où la topographie accidentée de terre sarde répond à la fragilité des corps humains et aux rides dessinées sur les visages des plus anciens. On comprend d’ailleurs, un peu plus loin dans le film, que la présence des bases militaires sur l’île a un impact sur la santé des habitants.

Anita, incarnée par la jeune Nora Stassi à la chevelure flamboyante, transmet un souffle vivifiant, un élan de courage, une justesse, dont font également preuve les autres acteurs. L’agnello se distingue justement, il me semble, par cette profonde justesse et par la sincérité des sentiments qu’il dessine, tout autant bruts que précieux.

Informations pratiques
  • Ci-dessous, le lien de présentation du film et de la dernière édition du Festival Annecy cinéma italien par Francesco Giai Via, directeur du Festival et réalisateur :

https://vimeo.com/476863490

  • Ci-dessous, le lien pour s’inscrire à la projection :

https://iicparigi.esteri.it/iic_parigi/fr/gli_eventi/calendario/2020/11/iiccinemachezvous-projection-du.html