art et artisanat

Publié le mardi, 28 août 2018 à 09h37

Giorgio Silvestrini, Autoreverse. Exposition à la galerie Eva Hober

Par Roberta Spirito

Giorgio Silvestrini - Sarabanda Huile sur toile, 145 X 172 cm

« Une dimension mystique et spirituelle habite ses œuvres... »
Pour sa deuxième exposition personnelle à la galerie Eva Hober, à partir du 6 septembre 2018 (vernissage le 5 septembre 2018 à partir de 19h), Giorgio Silvestrini présente un nouvel ensemble de toiles dont les mises en scène, inspirées des natures mortes classiques et de la peinture métaphysique, accueillent des maquettes construites par l’artiste, des reproductions d’œuvres d’art historiques et, pour la première fois, des figures humaines.



Réalisées avec des baguettes de bois, des morceaux d’étoffes colorées ou des papiers froissés, les maquettes de Giorgio Silvestrini imitent des fleurs fluettes, des branches, des plantes grasses, des nuages ou de frêles marionnettes. Disposées sur des tables et des drapés, que l’artiste représente en plongée, elles dialoguent avec des sculptures de petit format (Derain, Giacometti, Arturo Martini…), que l’artiste aura photographiées puis peintes sur la toile.

L’ensemble offre des associations d’objets mystérieuses, où de subtiles correspondances formelles se laissent deviner… Par exemple, des motifs de tissus rayés se répondent d’une peinture à l’autre. Et, dans Sarabanda, la conjugaison de matières dures et douces crée au contraire un oxymore, à travers une plante aux feuilles revêches empotée dans un vase couvert de velours. Les couleurs pastel, qui rappellent la tempera des fresques de la Renaissance italienne, associées à un éclairage diffus, harmonisent enfin les compositions de Giorgio Silvestrini, et nous plongent dans une atmosphère feutrée (...) François Salmeron

« Désormais, je suis à la recherche de quelque chose de plus vibrant... ». François Salmeron : Jusqu’à présent, tu travaillais presque exclusivement avec des objets que tu isolais dans l'espace. Comment procèdes-tu aujourd’hui ?

GS : C’est vrai, je les présentais de manière très frontale, avec des aplats de couleurs en fond, que j’exécutais parfois à l’acrylique. Désormais, je suis à la recherche de quelque chose de plus vibrant, où l’on peut reconnaître mes gestes et leurs nuances. Concernant mes dernières toiles, je les définirais comme des espaces mentaux. On n’a pas de repères pour savoir où et quand on se situe. L’espace de la toile accueille plusieurs objets. Et les relations que j’ai tissées entre eux sont assez inattendues. Mais la frontalité de l’image n’est plus tellement au centre de mes compositions…

Je dirais que maintenant, c’est l’espace même qui est devenu frontal ! Car les tables, qui servent de support aux objets, forment des surfaces dessinées avec une ligne d’horizon très élevée. Elles sont en plongée. Ainsi, les objets disposés sur ces surfaces donnent l'effet d'avoir été collés par-dessus !
Extrait de la conversation publiée dans le catalogue de l'exposition-

Informations pratiques
  • Galerie Eva Hober
  • 156 Boulevard Haussmann - 75008 Paris
  • Du 6 septembre 2018 au au 5 octobre 2018
  • Vernissage le mercredi 5 septembre de 19h à 21h