art et artisanat

Publié le lundi, 8 octobre 2018 à 15h51

Donato Piccolo, La Gioconda che cammina, Exposition à la Galerie Italienne

Par Ilaria Venneri

La Gioconda che cammina

Du 11 octobre 2018, la Galerie Italienne présente la première grande exposition parisienne de l’artiste italien, Donato Piccolo.

À la croisée de la science et de l’art, la réputation internationale de Donato Piccolo s’est formée autour de son utilisation à la fois des mediums traditionnels tels que le dessin, la sculpture et la peinture ainsi que l’utilisation de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Les œuvres de l’artiste combinent deux aspects complémentaires et indissociables: elles sont à la fois sculptures et machines, formes et processus. Ce caractère hybride constitue, selon Donato Piccolo, la nature même de « l’art holistique » : un art dont la fonction essentielle est d’explorer « l’énigme du monde visible ».

Mona Lisa, c’est la métaphore de l’art. Et le cheminement de la Joconde, c’est l’évolution continue du sens et des formes, ce à quoi précisément Donato Piccolo s’est intéressé pour concevoir cette proposition.

L’exposition elle-même est conçue comme « un grand corps sculptural » qui se déploie dans tous les espaces de la galerie, où toutes les œuvres sont reliées entre elles par des relations de cause à effet. Chaque œuvre influence l’autre. Le tout est conditionné par le particulier. À sa manière l’artiste s’inspire de différentes théories : effet papillon, théorie du chaos ou encore de phénomènes physiques de flux ou de turbulences.

On y découvre, entre autres, des objets-sculptures dotés de prothèses mécaniques mais aussi d’intelligence artificielle. Chacun d’eux vit sa vie dans la galerie, se déplace, s’illumine ou encore émet des sons ; interagissant avec ce qui l’entoure. Une fois installée, l’exposition ne cesse de bouger, d’évoluer, et nous avec.

Il y a aussi de grands dessins et des peintures traitant des sujets scientifiques évoqués plus haut mais aussi de phénomènes psychologiques liés, entre autres, à la généalogie. « Toutes les familles ont un secret » : sous cette phrase inscrite dans une des compositions, l’artiste écrit en lettre capitales le mot « boomerang ». Ce qui est enfoui finit par ressurgir, ce qui est passé sous silence vient à être dit, l’occulté devient visible.

Énergie cinétique, électro-magnétique ou psychique : ce qui est lancé au loin ne manque pas de revenir, à l’instar de la Gioconda che cammina.

Informations pratiques
  • Galerie Italienne
  • 15 rue du Louvre 75001 Paris
  • Du 11 octobre 2018 au 1er décembre 2018
  • Téléphone : 09 84 43 87 34
  • www.galerieitalienne.com