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Mimì, cave à manger napolitaine

Par Stefano Palombari

Restaurant Mimì, friarielli e salsiccia

Derrière ce nom « puccinien » ne se cache pas une bohémienne naïve mais Giulia, une jeune napolitaine pure souche au caractère bien trempé. La cuisine est le miroir de la cuisinière, des saveurs affirmées, piochées dans la tradition des grands-mères « partenopee ».

Si les entrées montrent un caractère plus moderne, qui laisse de la place à l’imagination et à l’inventivité de la cheffe et qui en même temps se détache de l’ancrage géographique, les plats, en revanche, ont un fort accent napolitain. En entrée, nous avons goûté « crema di fagioli, baccalà e limone » (crème de haricots blancs, morue et citron), « tortino di patate e peperoni », (petite tourte de pommes de terre et poivrons).  Puis un primo piatto, « lasagna napoletana di carnevale » (lasagne de Carnaval à la mode de Naples) et un  secondo piatto : « salsiccia e friarielli » (saucisses napolitaines et pousses de navets).

La lasagna di carnevale du restaurant Mimì

Inutile de préciser que les entrées, très convaincantes, ont un caractère beaucoup plus délicat. Les plats, notamment friarielli e salsiccia, qui trahissent une pointe de piment dans la cuisson des friarielli, sont un voyage dans les ruelles des « quartieri spagnoli ». La lasagna était peut-être un peut trop légère, c’était une version diététique de l’archétype. Elle aurait mérité plus d’ingrédient et un goût plus relevé. Ceux qui ont déjà goûté à cette spécialité savent que l’on trouve un peu de tout à l’intérieur : des boulettes de viande, des œufs, des morceaux de saucisses et de viande de porc, de la « pancetta », du saucisson et une pléthore de fromages (ricotta, caciocavallo, parmigiano, pecorino). Celle de Mimì était, à l’instar de l’héroïne puccinienne, un peu pauvre... que des boulettes.

Chiacchiere e sanguinaccio

Parmi les desserts, les chiacchiere (bugnes) avec du sanguinaccio, dolce typique de la tradition napolitaine s’est avéré un excellent choix. Le sanguinaccio qui traditionnellement prévoit du sang de porc, d’où son nom, est une crème épaisse à base de chocolat noir. N’ayez crainte, il n’y a plus aucune trace de sang dans le saguinaccio de nos jours.

Un bon verre de piedirosso, cépage autochtone de la région de Naples, s’est accordé parfaitement à notre repas. Comptez environ 30/35 € pour un repas complet.

Publié le lundi, 9 mars 2020 à 14h32

!Informations pratiques

  • Mimì
  • 105 Rue du Cherche-Midi - 75006 Paris. Tél. 01 83 89 52 85
  • Ouvert du mardi au vendredi midi et soir.

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