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musique italienne


Sur cette page :

La musique est une partie essentielle de la culture italienne. L'histoire de la musique italienne débute avec l'empire romain. Et depuis, des musiciens italiens de prestige ont accompagné chaque époque. Quant aux plus grands compositeurs d'opéra, ils se sont rendus souvent à Paris, certains y ont même vécu. Donc c'est évident que les principaux théâtres et salles de concert de la capitale, notamment l'Opéra Bastille, le théâtre des Champs Elysées et le théâtre du Châtelet, accueillent chaque année un bon nombre de créations de ces géants de la musique.
Dans cette page on s'est concentré sur un lieu où la musique italienne est toujours présente, on pourrait dire qu'elle est chez elle, c'est à dire le conservatoire italien. Mais pour ne pas réduire la musique à la seule musique classique on donne aussi dux adresses pour ceux qui ont envie d'assister à des concerts de musique jazz, où on trouve régulièrement des musiciens italiens.

L'Opéra italien à Paris au XIXe siècle


Le génie de Rossini (1792-1868) est très précoce et foudroyant. Son parcours est fort original. A vingt ans, il obtient son premier succès et devient célèbre. Il mourra à soixante-seize ans mais c'est à trente-sept ans à peine qu'il écrit son dernier opéra, Guillaume Tell. Quand il arrive à Paris, en 1824, il a déjà écrit ses œuvres principales. Grâce à la protection du roi Charles X, Rossini est nommé directeur musical du Théâtre Royal Italien. Deux ans plus tard, il quitte son poste pour devenir compositeur du roi et inspecteur général de tous les théâtres musicaux de la capitale. A Paris, il fait représenter plusieurs fois ses anciens opéras dans leur version originale ou remaniés. Mais il crée aussi deux nouveaux opéras Le comte Ory (1828), sur un livret de Scribe et, l'année d'après, Guillaume Tell, représenté le 3 août 1829. Pour celui-ci, Rossini reçoit des éloges unanimes, même de la part de ses plus féroces critiques comme Fétis et Berlioz. Après cela plus rien, en raison semble-t-il de sa paresse, sauf quelques petites compositions et deux œuvres sacrées, le Stabat Mater et la Petite Messe solennelle. En 1830, après la Révolution de juillet, il rencontre quelques difficultés, mais il réussit quand même à garder sa pension et son influence sur la vie musicale de la ville. En fait, c'est sur l'invitation de Rossini, que le jeune Vincenzo Bellini arrive à Paris en 1833 pour composer et mettre en scène les Puritains. Rossini ne quittera plus Paris jusqu'à sa mort, en 1868, en dehors d'un séjour en Italie à Florence et Bologne, entre 1848 et 1855, dont il rentrera très malade. A partir de 1857, quand sa santé s'améliore, il recommence à recevoir des visites dans sa maison (au n° 2 de la rue de la Chaussée-d'Antin), qui devient l'objet d'un véritable pèlerinage. Les plus grands musiciens français de l'époque s'y rendent régulièrement. Mais il reçoit aussi la visite de plusieurs artistes venus de l'étranger, notamment de Richard Wagner, en mars 1860. A sa mort, le 13 novembre 1868, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise. En 1887, sa dépouille est déplacée dans l'église de Santa Croce à Florence.

Le Sicilien Vincenzo Bellini (1801-1835), devenu très célèbre par ses deux chefs-d'œuvre La Sonnambula et Norma (1831), arrive à Paris en 1833. Rossini, qui avait commencé à s'intéresser à lui en 1827, en assistant à la représentation du Pirata, à la Scala de Milan, en vertu de son pouvoir dans la capitale française, lui fait avoir une commande d'un opéra pour le Théâtre Italien. I Puritani, dixième et dernier opéra de Bellini, est mis en scène le 25 janvier 1835 au Théâtre italien, et c'est un grand succès, un enthousiasme général. Rossini le définit même comme son opéra préféré, la reine veut rencontrer le compositeur et accepte la dédicace de l'opéra, le roi Louis-Philippe le décore de la Légion d'honneur.
Mais le bonheur du compositeur est très bref. A la fin de la même année, il meurt d'une maladie intestinale foudroyante et " mystérieuse ", d'après quelques critiques. A son enterrement sont présents tous ses amis et admirateurs, tels que Rossini, Cherubini et le poète allemand Heinrich Heine. Donizetti, qui connaissait bien Bellini et l'appréciait, écrit, à cette occasion, une Messe de requiem et un Lamento sur la mort de Bellini. Ses restes reposeront au Père-Lachaise jusqu'en 1876, avant d'être remmenés au cimetière de Catane.

Gaetano Donizetti (1797-1848) arrive aussi à Paris sur l'invitation de Rossini. On est en 1838. Comme Rossini désormais est presque retraité et Bellini mort depuis trois ans, Donizetti, qui, en Italie, est déjà très célèbre pour ses chefs-d'œuvre (Lucia di Lammermoor, Lucrezia Borgia et Elisir d'amore), devient vite le musicien italien le plus en vogue. Le succès de La Fille du régiment (1840), sa première œuvre composée en France, lui attire l'hostilité de certains musiciens locaux, notamment de Berlioz. Deux ans plus tard, le triomphe se reproduit avec Linda di Chamounix. Puis, l'année suivante, c'est au tour de Don Pasquale, son dernier chef-d'œuvre, joué au Théâtre des Italiens en 1843. Alors qu'il est à son apogée, sa santé se dégrade très rapidement. En 1845, frappé par une paralysie cérébrale, il est hospitalisé dans un centre de soin à Ivry. L'année suivante, il sera rapatrié à Bergame, où il végétera encore deux ans avant de mourir.

Quant à Giuseppe Verdi (1813-1901), le compositeur le plus populaire, il ne s'est jamais installé en permanence à Paris. Il s'y rend souvent, pour plusieurs raisons, notamment la représentation de ses œuvres. Pourtant, on peut dire que entre 1846 et 1849 et plus tard entre 1852 et 1854 il passe plus de temps dans la capitale française qu'ailleurs. Il se fait qu'en 1846 Giuseppina Strepponi, grande prima donna de l'opéra, qui venait juste de clore sa carrière foudroyante, s'installe à Paris.
Célèbre pour ses qualités exceptionnelles de soprano et pour ses innombrables liaisons amoureuses avec des impresarios, chanteurs, musiciens, notamment avec Donizetti en 1838, elle avait rencontré Verdi en 1839. Mais c'est seulement en 1842 que commence leur liaison. Donc, à partir de 1846 Verdi s'installe pratiquement à Paris pour vivre more uxorio avec la Strepponi.
Elle habite rue de la Victoire, près de l'église Notre-Dame-de-Lorette. A cette période, il travaille à une version française des Lombardi alla prima crociata, rebaptisée Jérusalem. Il reste à Paris deux ans, jusqu'en 1848, lorsque les événements révolutionnaires qui intéressaient la péninsule et en particulier la région de Milan, le poussent à rentrer. Mais la révolution échoue et, quelques mois plus tard, il regagne Paris pour rejoindre Giuseppina, avec qui il s'installe à Passy. Ils y restent encore un an avant de rentrer en Italie. Trois ans plus tard, ils seront à nouveau à Paris, où ils vont habiter rue Richer. Mais entre les deux séjours parisiens Verdi a eu le temps de composer sa trilogie populaire (Rigoletto, Trovatore et Traviata) et il est devenu très célèbre. Le couple, désormais stable, reste en France, jusqu'en 1855. A Paris, ils mènent une vie discrète. Les seuls musiciens qu'ils fréquentent assez régulièrement sont Rossini et Berlioz. En juin 1855, tout de suite après la première représentation de Vêpres siciliennes, sur un livret de Scribe et de Duveyrier, ils rentrent en Italie.
GiuseppeVerdi et Giuseppina Strepponi se marient en 1859. Ils séjourneront à nouveau à Paris, pendant quelques, entre 1865 et 1867, pour la réalisation de Don Carlos. Cette œuvre est représentée le 11 mars 1867 à l'Opéra, en présence de l'empereur, de l'impératrice et de la cour au grand complet. Les réactions du public et de la critique à la dernière création du maître sont tièdes. Parmi les professionnels, on l'accuse de tout et de son contraire, et même, comme le fait Bizet, de vouloir copier Wagner, dont Verdi ne savait quasiment rien à l'époque. Trois jours plus tard, le compositeur et son épouse quittent Paris.
" Il cigno di Busseto ", comme on l'appelle en Italie, reviendra encore épisodiquement dans la capitale, comme à l'occasion de la représentation du Falstaff en 1894 et de l'exécution de ses pièces sacrées (Quattro Pezzi sacri) en 1898.

adresses

musique classique


Conservatoire italienConservatoire italien
3, rue Saint-Philippe-du-Roule 75008 Paris
site internet   Tél. 01 53 75 33 70

Pas loin des Champs-Élysées on trouve le conservatoire italien, créé en 1992 par le claveciniste et pianiste Salvo Romeo. Il est abrité dans la salle de bal de l'hôtel particulier de la famille Menier, les célèbres chocolatiers. Le local est resté ce qu'il était, en pur style Napoléon III, avec un très beau parquet à dessins géométriques, des dorures et des miroirs somptueux. On y accède par un escalier d'honneur décoré avec une balustrade en fer forgé. L'acoustique est exceptionnelle, ce qui a permis d'y réaliser plusieurs enregistrements. Le conservatoire italien de Paris, propose chaque année, outre les cours de musique (cours d'instruments, de musique d'ensemble, d'ensemble lyrique, de chant lyrique tous niveaux), toute une série de concerts de qualité en s'attachant à promouvoir le répertoire italien.

jazz


Duc des LombardsDuc des Lombards
42 rue Lombards 75001 Paris
site internet   Tél. 01 42 33 22 88

Ouvert en 1984, on y trouve à la fois musique de qualité et convivialité. Les grands noms du jazz italien y jouent régulièrement. Dans cette espace de « liberté », ils viennent y faire entendre leur musique, la partager avec un public attentif, se confronter à des rencontres inédites avec des musiciens de leur choix, roder leur répertoire, parfois enregistrer « live » pour la sortie d'albums.
Sunset SunsideSunset - Sunside
60, rue des Lombards 75001 Paris
site internet   Tél. 01 40 26 21 25

En activité depuis 1980, le Sunset se veut un club de tous les jazz. La musique transalpine est souvent à l’affiche. Ouvert en 2001, le Sunside est installé au premier étage du Sunset. Sunset et Sunside forment ainsi un complexe unique en Europe avec deux clubs juxtaposés ouverts 7/7 jours et deux concerts par soir.

musique traditionnelle

Luna Rossa

Luna Rossa www.myspace.com/lunarossamusic

Luna Rossa est un groupe de chansons napolitaines, fruit de la rencontre entre une chanteuse italienne, un guitariste napolitain et un mandoliniste français. Les différents parcours des musiciens (jazz, chansons, musique du monde) se rejoignent autour d'une passion commune pour les mélodies de la tradition napolitaine.

Télamuré

Acquolina in Bocca telamure@gmail.com

Le groupe Télamuré, formé de Francesco Rosa, Francesco et Giovanni Semeraro, interprète des chansons et des musiques à danser (pizziche, tarantelle, tammurriate) qui font partie du patrimoine musical populaire de l'Italie du sud. Un voyage qui explore la variété des instruments traditionnels, la puissance de la voix, la richesse d'une musique qui danse pieds nus sur la terre.

Sono solo canzonette

Sono solo canzonette 4 rue des Prêtres St Séverin 75005 Paris - Tél. 01 46 34 27 00

« Sono solo canzonette » est une chorale féminine créée en 1997 par Paola Niggi, Présidente du Centre Culturel Italien à Paris, qui l'anime en jouant à la guitare. Elle est composée d'une cinquantaine de femmes françaises ou d'origine italienne qui se réunissent une fois par mois, pour chanter des chansons populaires italiennes... tout en s'amusant.


 
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