Le Nid du rouge-gorge est un petit hôtel-restaurant de montagne. Un lieu isolé, sombre, pluvieux où le temps semble s’être arrêté. Un lieu sans histoire où l’Histoire, sous sa forme la plus « verte » de faits divers, s’invite deux fois à onze années d’écart.
En 2008, Laura, originaire de la région, fait le choix de quitter Milan pour s’installer dans ce coin perdu avec son mari et leurs deux filles, Alice et Sara. Si Alice qui n’a que douze ans est heureuse de sa nouvelle vie, pour Sara, quinze ans, le discours est bien plus compliqué. Après une période de rejet, elle commence à fréquenter un groupe de jeunes du village voisin aux activités suspectes, qui se retrouvent dans une ancienne scierie.
Jusqu’à une nuit où tout bascule : Sara ne rentre pas chez elle. La famille ne résiste pas à ce drame. Les parents divorcent et retournent à Milan. Onze années plus tard, l’hôtel est à vendre et ce sera au tour d’Alice de disparaître. La police locale et les habitants du coin se mobilisent, comme onze ans auparavant. Une jeune inspectrice de Milan très perspicace et une redoutable journaliste locale se greffent pour prêter main forte à l’enquête.
A chaque chapitre, les périodes s’alternent, se passant le témoin sanglant. Le dénouement de l’une sera la clé pour comprendre le mystère de l’autre. Un jeune rejeton d’une riche famille de la région et son labo de dope, une ancienne serveuse du restaurant, un ami d’enfance de Laura, le chef de la police locale ainsi que l’ancien maire… Tous ces personnages jouent sur les deux tableaux. Tous ont vieilli et certains d’entre eux ne sont plus en activité.
Le Nid du rouge-gorge est un roman palpitant, bien écrit et bien conçu où le mystère demeure jusqu’aux dernières pages.