Un portrait cinématographique explosif de Giulio Andreotti, l’ancien président du conseil italien surnommé l'inoxydable. Sept fois Président du conseil, vingt-cinq fois ministre, Giulio Andreotti est au pouvoir depuis quatre décennies, marionnettiste incarnant à lui seul l'histoire de l'Italie, les collusions entre l'État, les loges maçonniques, le Vatican et la Mafia.
Incarné par Toni Servillo, le patron de la Démocratie chrétienne est une sorte de Nosferatu à la tête enfoncée dans les épaules, un démon ténébreux, sujet aux migraines, sans pitié, fréquentant les églises pour parler plus volontiers avec les prêtes qu'avec Dieu, car les prêtres, eux, votent. De prés ou de loin, Giulio Andreotti apparaît comme mêlé aux assassinats du banquier Sindona, du journaliste Pecorelli, du juge Falcone, à des suicides, des morts suspectes et des attentats.
''Opéra baroque, farce tapageuse, inventaire de sketches musicaux, saynètes burlesques magistralement mises en scène, Il Divo fait penser à une satire d'Alfred Jarry mise en images et sons par le réalisateur britannique Ken Russell. Ce film caustique est à la fois drôle, impitoyable et gorgé d'inventions visuelles. Jean-Luc Douin'' - Le Monde.
Avant-première en présence de Geraldina Colotti. Geraldina Collotti est journaliste politique pour le quotidien italien Il Manifesto et responsable pour l'édition italienne du Monde diplomatique. Spécialiste des questions politiques, elle a publié différents romans évoquant les années de plomb et la lutte armée révolutionnaire ainsi que les conditions de détention des prisonniers politiques dans les prisons italiennes et françaises des années 70. Geraldina Colotti a également été militante des Brigades rouges.