Nouvelle création du 9 octobre 2010 à l'opéra de Dijon par la Compagnie Sandrine Anglade, 'L'oiseau vert' est en tournée jusqu'à février 2011 dans un nouveau texte de Nathalie Fillion. Une représentation unique sera proposée au théâtre de Suresnes Jean Vilar, le dimanche 7 novembre 2010 à 17h.
Véritable hymne à l’imagination et à la théâtralité, l’œuvre de Carlo Gozzi (1720-1806) fait naître des mondes fantasmagoriques habités par les figures hautes en couleur de la commedia dell’arte. Moins connu en France que son contemporain Carlo Goldoni, le dramaturge vénitien est pourtant l’auteur de la pièce dont Sergueï Prokofiev s’inspira pour composer son célèbre opéra : L’Amour des trois oranges. Des statues qui parlent, des pommes qui chantent, de l’eau qui danse… L’Oiseau vert prolonge, à dix-huit ans d’intervalle, les aventures rocambolesques des personnages immortalisés par le compositeur russe. Des aventures qui tiennent autant de la comédie loufoque, du conte initiatique que de la fable philosophique. « Il s’agit d’un théâtre qui appelle l’invention scénique permanente et le plaisir de jeu des acteurs », confie Sandrine Anglade. Pour donner corps à la magie de cette histoire, la metteure en scène a choisi des comédiens aux personnalités physiques fortes. Des comédiens dont la présence scénique et la folie créative font resurgir toute la puissance du théâtre de Carlo Gozzi.
Résumé : Voilà dix-huit ans que Tartaglia, le roi de Monterotondo, est parti à la guerre. Pendant son absence, la reine Ninette, sa femme, accusée d'infidélité par la reine mère Tartagliona, a été enterrée vivante sous l'évier de la cuisine du palais. Depuis dix-huit ans elle y survit dans le plus grand secret, grâce aux soins d'un mystérieux Oiseau Vert. Ses jumeaux, que Pantalon, premier ministre du roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis nourrissons par un couple de charcutiers, Truffaldino et Sméraldine. Ignorant leur origine, les deux enfants ont grandi dans la pauvreté et ont étudié dans les livres la philosophie. La pièce commence le jour du retour du roi Tartaglia à Monterotondo. Ce même jour, les jumeaux découvrent qu’ils sont des bâtards, et partent en quête de leur véritable identité. Ce voyage initiatique fera d’eux brutalement des nantis et mettra à l’épreuve leur philosophie. À l’issue du voyage, après de multiples épreuves, métamorphoses et sortilèges, l’Oiseau Vert, recouvrera sa forme humaine. Par ses révélations, il dénouera toutes les intrigues et rendra à tous justice.
Mise en scène : Sandrine Anglade. Traduction et adaptation : Nathalie Fillion. Barberina : Priscilla Bescond, Pantalon : Patrice Bornand, Brighella : Pierre-François Doireau, Ninette : Emilie Gavois-Kahn, Tartaglia : Damien Houssier, Sméraldine : Christine Joly, Oiseau vert : Thierry Mettetal Renzo : Augustin de Monts, Truffaldino : Laurent Montel, La reine Tartagliona : Jean-Paul Muel, Pompéa : Tania Tchénio. Accompagnement : Guitare, théorbe, luth, percussions.