Né à Rome en février 1972, Valerio Mastandrea se fait connaître en
participant à des talk shows télévisés où il joue le rôle du jeune homme
maladroit, étourdi, « à côté de la plaque ».
A l’affiche de nombreuses comédies mais aussi de polars ou de drames, il
promène son allure d’homme désenchanté au visage impassible et s’impose
peu à peu comme une des personnalités les plus originales du renouveau
du cinéma italien. Marco Müller, le directeur de la Mostra de Venise, l’appelle
d’ailleurs le Jerry Lewis italien. Les jeunes cinéastes italiens mais aussi Luigi Magni, Ettore Scola ou Nanni Moretti ont déjà fait appel à lui tant sa retenue – dans un panorama où les acteurs sont plutôt extravertis – peut camper des
personnages complexes. Dans Ciao Stefano, il donne à ce rocker saisi
par le doute une dimension existentielle qui fait toute la saveur du fi lm :
« Avec Valerio Mastandrea – note Gianni Zanasi –, il a suffi t de se regarder
et nous avons tout de suite compris combien Stefano pouvait être une
espèce de « magnifique imbécile » irrésistible et libératoire. L’individu qui
se trouve juste au mauvais endroit ou le contraire. Dans mon film, Valerio
a eu cette capacité peu commune de croire davantage en l’être humain
qu’à la parodie et c’est grâce à cela que nous n’assistons pas seulement
au spectacle divertissant d’une critique sociale mais vraiment, en direct, au
drame comique d’une vie qui pourrait très bien être la nôtre.»
* **2008** Chi nasce tondo d’Alessandro Valori / Tutta la vita davanti de Paolo Virzì
* **2007** Notturno bus de Davide Marengo / Ciao Stefano (non pensarci) de Gianni Zanasi
* **2006** Il Caimano (La Caïman) de Nanni Moretti (Cannes 2006) / N de Paolo Virzì
* **2005** L'Orizzonte degli eventi de Daniele Vicari (Cannes 2005)
* **2003** Gente di Roma d’Ettore Scola
* **2002** Velocità massima de Daniele Vicari
* **2001** Domani de Francesca Archibugi
* **2000** La carbonara de Luigi Magni
* **1997** Tutti giù per terra de Davide Ferrario
* **1996** Cresceranno i carciofi a Mimongo de Fulvio Ottaviano / Palermo-Milano solo andata de Claudio Fragasso