Jamais le public parisien n'avait autant ri à l'opéra ! La mise en scène mi-bande dessinée, mi-film d'animation de Giorgio Barberio Corsetti et la mise en vidéo malicieuse de Pierrick Sorin servent au maximum la loufoquerie de l'histoire (cousine de Marivaux et Mozart). Ce premier chef-d'œuvre de Rossini, à la partition enlevée menée par la baguette de Jean-Christophe Spinosi, vous emporte dans un tourbillon de joie ! Une aventure déjantée pour bien commencer l'année.
Soupçonnant les amoureuses et les courtisans qui l’entourent de n’en vouloir qu’à sa fortune, le riche et beau comte Asdrubale décide de mettre leurs sentiments à l’épreuve. il élabore donc un stratagème : la « pierre de touche » (pietra del paragone). S’ensuit une cascade de rebondissements et travestissements en tous genres qui ne sont pas sans évoquer Marivaux ou le Così fan tutte de Mozart.
La partition déborde d’énergie, dans des pages instrumentales et chorales d’une rare virtuosité. La Pietra del paragone, créée en 1812 à la Scala de Milan, allait lancer la carrière d’un Rossini tout juste âgé de vingt ans. C’est cette fraîcheur et le côté loufoque de l’intrigue que l’on retrouve dans la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti où les vidéo-incrustations virtuoses et malicieuses de Pierrick Sorin servaient pour la première fois de décors d’opéra. « Une pierre de touche qui fait mouche », pouvait-on lire dans Télérama lors de la création de cette production en 2007.
Créé le 18 janvier 2007 au Châtelet en coproduction avec le Teatro Regio di Parma