Auteur de pas moins de trente-six ouvrages lyriques, le calabrais Leonardo Vinci fut l’un des chefs de file de l’école napolitaine en son temps. Successeur d’Alessandro Scarlatti à la Chapelle Royale de la ville, il eut Pergolèse parmi ses élèves. Vivaldi suivit par ailleurs précieusement ses principes de composition jusqu’à Haendel qui s’inspira de son Partenope.
Lorsque l’opera seria se laisse aller au génie de l’inspiration napolitaine… la fougue, le goût du contraste et le sens inné du théâtre viennent animer d’une vie toute particulière les personnages de cette épopée baroque, reprise par quasiment tous les compositeurs du siècle.
Dans la Perse antique, des complots sanglants rappellent au prince quelques-unes des vertus d’un bon gouvernement et les nombreux coups de théâtre, les intrigues amoureuses, avec leurs savants jeux de voix qui feront, ici plus qu’ailleurs, la renommée des grands castrats.