A l'occasion de la 27ème édition au Festival Banlieues Bleues qui se poursuit, jusqu'au 16 avril, dans divers lieux de la Seine-Saint-Denis, deux soirées italiennes seront au programme. Rendez-vous incontournable des amateurs de la blue note, du swing le plus traditionnel aux sons les plus exubérants de la planète jazz, cette édition nous offre des divas (la cubaine Omara Portuondo, la malienne Rokia Traoré, la française Nathalie Natiembé…), des monstres sacrés (le géant du saxophone ténor Archie Shepp et l’inventeur du jazz éthiopien dans les années 70, Mulatu Astatke et ses Heliocentrics), des pointures d’aujourd’hui (Erik Truffaz, Omar Sosa, Bojan Z, Julien Lourau) mais surtout des projets très alléchants.
Mercredi 24 mars 20h30 à l’Odéon, salle Jean Roger Caussimon, Cristina Zavalloni, Idea Per caso Aznavour
Une divine Italienne relie certains classiques de Charles Aznavour à son univers des plus baroques. Un brouillage de pistes impressionnant, et revigorant. Pour certains, l’éclectisme masque un manque de personnalité. Pour Cristina Zavalloni, il s’agit d’un art de vivre ses multiples identités, d’une manière tout à fait singulière de faire vibrer son don d’ambiguïté. Cantatrice d’opéra, improvisatrice jazz, chanteuse de cabaret… Elle peut tout chanter, douée d’une technique qui transfigure n’importe quel genre. Dans Par hasard Aznavour, avec un trio tout-terrain, sa voix s’élance sur des morceaux choisis du grand Charles mais aussi des compositions originales, pour nous emporter corps et âme dans un tourbillon de notes qui ne perd jamais le sens de la dramaturgie…Pour en savoir plus : www.cristinazavalloni.it
Avec : Cristina Zavalloni chant, Stefano De Bonis piano, Antonio Borghini basse, Federico Scettri batterie, percussions
Mercredi 31 mars 20h30 au Théâtre Louis Aragon, deux groupes se produiront :
Salis Angeli Drake trio/ Italie, Etats-Unis
Un guitariste inclassable, un accordéoniste agitateur et un batteur titanesque : une rencontre au sommet de l’improvisation. Décomplexée, fantaisiste et pleine de surprises.Guitariste polymorphe qui fait l’admiration de Pat Metheny, Paolo Angeli a réuni autour de lui deux de ses anciens camarades de jeu, figures historiques de l’improvisation mondiale. A sa gauche, Hamid Drake, batteur complice indispensable d’une pluie dorée de musiciens (de Don Cherry à Pharoah Sanders en passant par David Murray). A sa droite, Antonello Salis, pianiste et accordéoniste atypique, capable de faire sonner son instrument comme personne. En plus de la guitare hybride (18 cordes agrémentées de martelets, pédaliers, hélices) d’Angeli, il faut s’attendre à tout avec ces trois phénomènes musicaux : cris et chuchotements, stupeurs et tremblements, bruit et fureur…Pour en savoir plus : www.antonellosalis.com
Avec : Antonello Salis piano, accordéon, Paolo Angeli guitare sarde préparée, Hamid Drake batterie, percussions
Médéric Collignon Septik Il était une fois la révolution / France
Dynamiteur des formes et explorateur des sonorités, l’iconoclaste virtuose est de retour avec son Septik, bande de mercenaires du jazz qui font feu de tout bois. Quelques années ont passé depuis la création à Banlieues Bleues de Septik autour d’"Il était une fois la révolution", le grand western-spaghetti de Sergio Leone marqué par la bande-son composée par Ennio Morricone. A la fois lyrique et satirique, épique et comique, cette partition demeure un modèle. Médéric Collignon en délivre sa propre version. "Comme si j’arrangeais le film moi-même ". A partir des partitions originales, le trompettiste exacerbe le propos, en dynamitant l’œuvre de l’intérieur quitte à provoquer un énorme feu d’artifice comme dans le film, mais aussi en soulignant la délicatesse d’une mélodie jouée au seul banjo. Pour en savoir plus : www.myspace.com/medericollignofficial
Avec : Médéric Collignon cornet, Jean-Philippe Morel contrebasse, Maxime Delpierre Guitare, Thomas de Pourquery saxophones alto, soprano, chant, compositions, Mathieu Jerôme, Franck Woeste Fender Rhodes, Philippe Gleizes batterie