Dans le cadre du Festival de Royaumont et de la journée Concertos de Bach à Haydn, rendez-vous samedi 30 septembre au réfectoire des convers dans le cadre d'un nouveau programme autour de "Scarlatti et la danse".
Les sonates de Domenico Scarlatti s’avèrent être uniques, d’une modernité incroyable et ne semblent en rien être inspirées des styles nationaux contemporains. Seules certaines sonates dérogent à ce même modèle de construction qui lui est propre : la forme binaire. Là est le génie de Scarlatti, qui réussit à innover dans la composition pour clavier, malgré un cadre restreint.
Les danses de cour présentes dans toute l’Europe baroque contemporaine ne sauraient être à son goût. Il préfère alors s’inspirer des danses populaires de son pays d’accueil : l’Espagne. Lorsqu’il arrive à Séville en 1729, il y rejoint la princesse portugaise Maria Barbara et loge en ville plutôt qu’à la Cour. Cette ville réputée pour la finesse de sa musique folklorique laisse l’occasion à l’artiste de côtoyer les danses de rue quotidiennement. Ainsi, Saetas, Buleria et Canario influencent sa plume et dans chaque sonate, ou presque, pouvons-nous facilement distinguer une danse issue du folklore espagnol.
Ce nouveau style d’écriture pour clavier est un défi que Mathilde Mugot, lauréate de la Fondation Royaumont, diplômée du CNSMDP de Lyon et se perfectionnant à la Schola Cantorum de Bâle, relève pour nous.
Avec : Mathilde Mugot clavecin, Benoît Fallai guitare, Lucie Delmas castagnettes.
Au programme :
Domenico Scarlatti Sonates, Padre Soler Fandango