Catherine, une étudiante newyorkaise en Histoire de l’art, décide de passer une année à Venise pour y mener des recherches pour sa thèse. Elle obtient une bourse de son université et sans y penser deux fois elle quitte New York en laissant derrière elle son fiancé, les préparatifs pour leur mariage et l’ennui qui s’était dangereusement installé dans leur couple.
À Venise, elle tombera sous le charme d’un jeune batelier au passé mystérieux qui lui fera découvrir les joies de l’amour et les peines de la solitude. Mensonges, désirs, passions et angoisses se succèdent sur le fond d’une ville flottante comme les sentiments des personnages de cette histoire.
À la trame amoureuse s’ajoute celle pseudo-historique de la découverte d’une synagogue secrète qui introduit d’autres personnages au passé obscur et entraine Catherine dans une double quête de vérité : sur le passé de la synagogue et de son amoureux.
D’un mystère à l’autre, la vrai surprise à la fin du roman est la prise de conscience du personnage, qui abandonne les traits stéréotypés d’américaine à la recherche d’authenticité dans le vieux Continent pour découvrir et apprécier, à l’intérieur d’elle-même, un sentiment de liberté déraciné de toute terre et indépendant de toute personne.
Riche en citations littéraires, ce roman – fruit des recherches que son auteur, originaire de New York, a mené sur Venise à la Bibliothèque Nationale de France – témoigne du charme que la cité flottante exerce sur les écrivains du monde entier. Il ne s’agit pas d’un livre italien, mais d’un regard romanesque sur Venise et les vénitiens depuis Paris.