La rédaction de ces chroniques a commencé le jour où j'ai vu deux films à suite, deux portraits de femmes contemporaines, «Fortunata» l'Italienne et «Une Femme Douce» la Russe. Enchaîner la vision, quatre heures durant, de ces deux femmes humiliées, maltraitées, battues, violées a été une souffrance continue pour moi aussi. Alors j'ai décidé d'écrire, écrire sur le cinéma. Sans négliger ses aspects techniques, je veux tenter de décrypter son impact sur notre quotidien, sur nos esprits, sur nos rêves et nos cauchemars.
A travers les films italiens distribués en France, l'objectif de ces chroniques est d'associer, de faire résonner deux films entre eux pour signifier leur ancrage dans la réalité d'aujourd'hui et se rappeler que la réalisation d'un film qui est un parcours long et difficile, a toujours un sens, des secrets, des histoires à révéler.