Jusqu’au 30 juin prochain, le musée du Jouet accueille les silhouettes peintes par Milo d’Arza. Ouvreuse de cinéma, gardien de la paix, enfants, maraîcher, horticulteur ou laitier, ces Pisciacais des années 30 ont tous été immortalisés en silhouettes par l’artiste-peintre italien.
Giovanni Marazzoli, jeune artiste arrivé à Poissy dans la période 1928-1930, va transformer la vie de Pisciacais les plus ordinaires en véritables personnages clefs dans leur quartier en proposant de tirer leur portrait à des prix raisonnables. Celui qui se fera appeler Milo d’Arza dessine les silhouettes des personnages qu’il découpe sur des planches en bois. Cette tradition italienne est appelée Cartelami. Il s'agit de silhouettes découpées principalement dans du carton (parfois du bois, de la tôle ou de toile) et peintes à tempera ou à l'huile sur un côté et assemblées pour représenter des scènes à caractère sacré avec des personnages et des structures architecturales dessinés grandeur nature et souvent renforcés par une toile ou un châssis de bois, au verso.
Sur les huit silhouettes présentées, quatre proviennent des collections du musée d’art et d’histoire de Poissy. Trois d’entre elles (l’ouvreuse de cinéma, le gardien de la paix, le laitier) ont d’ores et déjà fait l’objet d’une restauration menée avec le avec le soutien financier de BNP Paribas et de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) d’Ile-de-France, ainsi qu’avec l’aide scientifique du centre de recherches et de restauration des musées de France (C2RMF). La quatrième, un peu plus grande et représentant une jeune fille, sera restaurée à son tour à l’issue de la présentation au public.
Parallèlement à ce travail sur les collections du musée, et suite à un appel aux Pisciacais, quatre silhouettes inédites ont pu être réunies pour l’exposition. Maraîcher, horticulteur, garçons et fillette : ces œuvres prêtées par des particuliers sont également à découvrir jusqu’au 30 juin.
Le musée du Jouet de Poissy a été créé en 1974, installé dans un bâtiment du XIVe siècle, la porterie fortifiée de l’ancien prieuré royal de Saint Louis, démantelé après la Révolution. Il présente environ 800 jeux et jouets d’enfants, datant des années 1850 à 1950, exposés après avoir connu une vie trépidante. On y découvre poupées en porcelaine, ours en peluche, trains à vapeur et électriques, jeux de constructions, jeux optiques et scientifiques...
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