Il faut aborder l'oeuvre de Bruno Sassarone avec à l'esprit, la composition des célèbres vedute ideate de Canaletto enchantant la réalité urbaine de la Sérénissime, de visions inattendues, nées du rêve de l'artiste .
De l'image du réel à l'image imaginée, les épreuves numériques de Bruno Sassarone tiennent de cette genèse.
Exigence architecturale, qualité des noirs et des blancs, expérimentation du flou, invitent à la divine surprise : Photographiés toujours de nuit, à la limite de l'abstraction pure, les « tableaux » évoquant l'univers urbain de las Vegas ouvrent un champ de perception multisensoriel où la couleur « n'est pas vraiment saisie, elle saisit plutôt le regard » dirait John Batho.
Inspirée d'une émotion intérieure, ce « storytelling » stratosphérique vibratoire inédit de matière-lumière , provoque en retour un choc esthétique et psychologique, une sorte de synesthésie de la perception au regard d'un art nouveau, à l'état gazeux.