Du 26 mai 2026 Beatrice Gaspari et Silvia Lonardi présentent une exposition consacrée à l'écrivain Italo Calvno.
Pourquoi proposer une exposition d'illustrations qui réinterprètent les contes italiens rassemblés par Italo Calvino, déjà illustrés au fil du temps par de grands artistes, comme par exemple Emanuele Luzzati ? Pour reprendre les mots employés par Calvino lui-même dans une interview vidéo, « la vie quotidienne est une vie où l'on est dévoré tout cru. Et c'est ce que le conte illustre de la manière la plus évidente à travers le loup, l'ogre et le dragon ».
Ce précieux recueil de contes italiens s'impose donc comme un classique d'une grande actualité, qui se prête sans cesse à de nouvelles relectures et à de nouvelles interprétations visuelles... lesquelles mènent inévitablement à la découverte de nouvelles significations. C'est ainsi que les textes des contes, si puissants malgré leur brièveté et leur absence de repères temporels, font l'objet, dans cette exposition, de deux interprétations personnelles. La première est celle de Silvia Lonardi, qui explore la dimension onirique et symbolique des contes, en créant des miniatures minutieuses, ciselées au pinceau fin et riches en symboles.
Lonardi joue avec les différents supports, et souvent, sa représentation du conte se transforme aussi en sculpture, en objet. On perçoit en elle toute la passion de la création, celle de donner vie à une œuvre vivante, spontanée et profondément sincère. La seconde est celle de Beatrice Gaspari, qui propose une interprétation purement illustrative des contes. Dans son approche, c'est la relation entre le texte et l'image qui est au cœur de sa démarche : ses illustrations se veulent ouvertes, ambiguës. Elle cherche à mettre en lumière les espaces vides du texte, ou tente parfois de les combler.
L'exposition est accompagnée de résumés de contes rédigés par de jeunes étudiants en langue italienne en France, qui se sont amusés à présenter un aperçu de ces histoires dans un style limpide, sans fioritures et dépourvu de rhétorique, ce que, nous l'espérons vivement, Calvino aurait apprécié.
(Beatrice Gaspari et Silvia Lonardi)