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Les restaurants qui ne nous ont pas marqués

L'Osteria dell'anima

plan d'accès
37, rue Oberkampf - 750011 Paris (M° Oberkampf)
Tél. 01 43 38 40 03
C'est un restaurant trompe-l'œil. Tout petit et en longueur comme un couloir ou un wagon de métro, avec une devanture décorée à la main de motifs bucoliques, une salle pleine de couleurs et une grande table placée au milieu des clients pour faire les pâtes à la main… cet endroit donne l'impression que la simplicité est la philosophie adoptée par les maîtres de lieux. Mais ce n'est qu'une impression car une fois le menu parcouru, on se rend compte que les mets proposés sont assez originaux, mais surtout extrêmement chers. Les entrées démarrent à 11,50 €, le prix d'une assiette de charcuterie. C'est vrai que le carpaccio di pesce spada (espadon), 14 €, a une matière première coûteuse, mais proposer des lardons, même s'ils sont préparés avec du véritable vinaigre balsamique, à 13,50 €, c'est exagéré.
A chaque fois que quelqu'un commande des pâtes, la patronne se rend à la grande table et tourne la manivelle pour obtenir le type de pâtes demandé. Seul problème, il ne s'agit que de pâtes fraîches, c'est-à-dire des pâtes à l'œuf et à la farine blanche. Or ceux qui connaissent un peu la gastronomie italienne savent que l'on n'utilise pas ce type de pâtes avec certains assaisonnements, notamment avec le poisson. Dans ce cas là, les pâtes au blé dur sont de mise. Eh bien, voilà que dans ce restaurant, il n'y a presque que des pâtes fraîches cuisinées avec du poisson ! Les tagliolini aux fruits de mer (16,50 €), servis en petite portion avec un grand bavoir très mignon pour ne pas s'asperger avec le crustacé servi, sont bons, mais il manque un élément essentiel pour les manger : la petite pique qui permet de manger les chairs enfouies dudit crustacé si bien que déçus, une fois l'assiette terminée, on voit repartir les pinces sans avoir pu les goûter.
Les tagliolini alle vongole et funghi (palourdes et champignons), servis eux aussi dans une proportion loin d'être généreuse, devraient être rebaptisés " tagliolini aux champignons de Paris avec quelques palourdes égarées " (j'en ai compté cinq). Le plat est facturé tout de même 18 €.
En dessert, une note originale, le Strudel, spécialité autrichienne qui est assez répandue dans le nord de la " Botte ", est présenté presque froid (or il se mange entre tiède et chaud) avec une crème pâtissière très bonne. Sinon, le parmesan avec du miel est une déclination bien peu convaincante du très bon pecorino ubriaco al miele (pécorino ivre au miel). Les deux dessert sont à 7 €.
Le vin s'en sort mieux. Un délicieux Negroamaro des Pouilles IGT (indicazione geografica tipica), donc pas DOC (AOC), vaut 25 € et se boit avec bonheur, mais sans fumer car c'est formellement interdit, donc tant mieux si vous avez oublié votre paquet de cigarettes !


- Formule à midi : 11,50 €



 
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