C'est un des symboles de
l'Italie. Chaque Italien qui se respecte a, au moins, une de ces
cafetières. Bien que la machine pour faire le café
espresso prenne de plus en plus pied, la vieille moka
résiste et se porte plutôt bien.
Son histoire
commence au début des années 50. Il paraît
qu'Alfonso Bialetti son créateur s'est inspiré des
premiers modèles de lave-linge. Le principe est simple :
une bouilloire en bas est reliée à un
récipient plus en haut. Entre les deux il a placé
un bac pour le café. L'eau bout, monte, se charge des
arômes du café et se reverse dans la cuve
supérieure.
Avec cette invention, la petite
société artisanale Bialetti est devenue un leader
mondial dans le domaine des cafetières. Depuis sa
création elle a vendu quelques 200 millions de moka.
Naturellement au fil des années le produit a un peu
changé, il a été soigné
esthétiquement. On en a produit des modèles en
acier et de toutes dimensions (de 1 à 18 tasses).
Aujourd'hui 90% de familles italiennes en possèdent. Et il
en existe aussi plusieurs imitations plus ou moins bien
réussies.
Dans un pays de plus de 57 millions d'entraîneurs
de l'équipe nationale de football et de 30 partis
politiques, il n'y a qu'une chose qui unit tous les italiens
au-delà de leur individualisme typique et de leur
régionalisme historique : le vrai caffè et
cappuccino. On peut toujours discuter de la façon
italienne de préparer le café si c'est la meilleure
ou non mais on ne peut qu'être d'accord sur le fait que le
vrai caffé et cappuccino, on ne peut le boire qu'en Italie
....jusqu'à l'ouverture de Pozzetto à Paris (dans
la même rue de la librairie italienne) !
La naissance de la glace remonte à 3000 ans au moins, mais
son histoire n'est précisément connue qu'à
partir de la Renaissance.
Pour la période qui
précède, on pense que ce sont les Chinois qui ont
eu les premiers l'idée de réfrigérer avec
neige et glace des saveurs sucrées et aromatiques. Mais
c'est aux Arabes que revient le mérite de la diffusion du
procédé. Ils tenaient des Indiens la
préparation d'un mélange à base de chlorure
de calcium, de salpêtre et d'autres sels qui permettait de
baisser la température de l'eau et de la glacer. Suite
à leurs conquêtes, la glace, plus
précisément le sorbet, arrive en Sicile.
C'est dans
cette région que naît la vraie glace, avec la mise
au point d'une nouvelle méthode pour prolonger sa
stabilité. On commence aussi à y utiliser le sucre
à la place du miel.
La nouvelle recette est
perfectionnée par le palermitan Francesco Procopio
Coltelli, qui la propose en 1686 dans son café parisien,
Le Procope. Celui-ci existe toujours au 13 de la rue de
l'Ancienne Comédie. Mais la glace avait déjà
débarqué à Paris, un siècle et demi
auparavant. En effet, en 1533, Catherine de Médicis arrive
à Paris, accompagnée de nombreux Italiens dont
Bernando Buontalenti, cuisinier et architecte qui lui servait
régulièrement cette froide gourmandise.
