Très vite, par contre, en voulant décrire notre expérience à Senza Parole, on ne peut que passer à la liste de ce que nous n’avons pas trouvé dans ce restaurant. Du coup, le « Senza » du nom, à posteriori, nous parait un ironique présage du déroulement de la soirée.
Pas de portemanteaux à notre arrivée, et surtout, au moment de commander, une belle liste de « pas de » s’affichant sur le miroir qui sert d’ardoise (ce qui ne facilite pas la lecture dans le choix de plats..). Du coup, ni le menu affiché à la porte du restaurant, ni la carte qu’on nous a présentée n’étaient réalistes et les choix étaient donc très réduit aussi bien pour les entrées que pour les plats principaux et les desserts. La carte des vins, également, ne comptait que trois types différents de vins. Très décevant.

Mais ce qui a manqué le plus, plus que le pesto, plus que les langoustines, la roquette, les calamars et les palourdes, c’était la gentillesse. Au moment de commander, en recevant nos remarques sur le fait que la carte était limite trompeuse vu que les spécialités qu’elle présentait ne pouvaient pas être commandées, nous avons été invités à quitter le restaurant.

Finalement, devant éliminer tous les plats avec les ingrédients manquants, plus les plats effacés de la carte nous avons pu commander en entrée des « Involtini di melanzane e ricotta » (8 €) servies sur du pain Carasau, une fine feuille de pain sec typique de la Barbagia, en Sardaigne. Rien d’exceptionnel, peut être les aubergines auraient dû être chaudes pour créer un contraste avec la ricotta froide.

La Burrata (10 €), élégamment posée, elle aussi, sur du pain carasau, accompagnée de tomates, est correcte, très abondante, sans être exceptionnelle. Les Calamari fritti (13 €), la dernière portion de calamars, sont servis chauds et s’avèrent très bons. Faute d'autres alternatives, nous avons opté pour une assiette de charcuterie et fromages (15 €) : Tant la charcuterie que les fromages étaient assez corrects.

Le choix des plats se révélant trop compliqué vu les ingrédients manquants, nous avons trouvé plus facile de commander des pizzas (compter entre 9 et 15 €). Là encore, nous n’avons pas vraiment été conquis. La pâte de la pizza Verdura, aux légumes, (12 €) manquait de sel.

La pizza Parmigiana, sauce tomates, aubergines, parmesan, mozzarella, (10 €) est assez simple, une Margherita enrichie d'aubergines. Celle-ci est particulièrement décevante pour la pâte trop fine et collante ainsi que pour la sauce tomate inutilement épicée. Le Calzone, tomates, mozzarella, ricotta, salami (12 €), même si tous les ingrédients du vrai calzone napolitain sont présents le résultat est loin d’être satisfaisant niveau farce (manque d'équilibre entre les goûts) et la pâte est un peu trop croustillante Les pâtes à la Norma (11 €), des rigatonis avec sauce tomate, aubergines et mozzarella de buffle sont bonnes.

Côté dessert, le choix était là encore limité, et, comme souvent, nous avons commandé « LE » classique des desserts italiens : notre « vieux » cher tiramisù (6,5 €) qui est correct. Le Croccantino (6 €) est un dessert à base de pâte d'amande bon et original.

Nous avons accompagné le tout par un vin sarde, un cannonau costera (24 €), idéal pour ceux qui aiment les vins corsés.

Informations pratiques
Senza Parole plan d'accès
19 Rue Oberkampf - 75011 Paris (M° Oberkampf)
Tél. 01 09 81 91 20 45
Ouverture : fermé le dimanche