mise à jour : 20-05-2008 11:47:45
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actualités italiennes

Cinéma

Ciao Stefano

Ciao Stefano, un film de Gianni Zanasi

Dans les salles à partir du 30 avril 2008 - Jeu-concours des places à gagner * (prochainement)
Un film écrit et réalisé par Gianni Zanasi, avec Valerio Mastrandrea, Anita Caprioli, Giuseppe Battiston, Caterina Murino, Gisella Burinato, Teco Celio. Ce film a gagné en 2007 le prix de la critique italienne au festival de Venise et le prix Sergio Leone au festival d'Annecy infos pratiques

Petite star du rock punk indépendant, Stefano Nardini a trente-six ans et dresse le bilan : il y a bien longtemps qu’il ne fait plus les couvertures des magazines, sa fiancée le trompe et il n’a plus de lit où dormir ; il lui reste sa guitare et une voiture aux portières bloquées… En somme, le moment est venu de prendre le temps de réfléchir, de chercher un refuge, de retourner vers sa famille qu’il n’a pas vue depuis des années.
Mais à la maison, tout a changé. Le père, remis d’un infarctus, a lâché les rênes de son entreprise pour se consacrer au golf, la mère assiste à des séminaires de « techniques chamaniques », Michela, la jeune soeur, a lâché la fac pour s’occuper de dauphins dans un parc aquatique et Alberto, le frère aîné, a endossé la « terrible » responsabilité de l’entreprise familiale de cerises à l’eau de vie au bord de la faillite…
Stefano se retrouve bien malgré lui obligé de s’occuper de tout le monde. Tant et si bien qu’il fi nira, sans même s’en rendre compte, par s’occuper aussi de lui-même.

Gianni Zanasi à propos de son film.
J’ai bien peur que ce film ne soit pas un film sérieux. En effet, on y parle de chiens et de coups de coude, on y vomit deux fois, d’abord le fils et ensuite le père, on y tombe amoureux en faisant un concours de rots sous les arcades d’une ancienne poissonnerie, on y déclare la faillite d’une vie dans les autos-tamponneuses d’un Luna Park, on y sourit devant une pierre tombale, on y envoie se faire foutre des dauphins, on y court en plein milieu de la rue pour établir un record, on y fait des conserves de tomates pelées, on s’y suicide et on s’y embrasse avec la même fougue. Mais, pour être tout à fait sincère, qui donc a le temps d’être sérieux ?

A Rome, un matin d’été, je suis dans un café près du Vatican. Je ne porte ni veste ni cravate, je me sens fatigué, il fait chaud et je commande un café. Après un moment, le patron du bar me demande de sortir, je le regarde et je me rends compte qu’il me parle comme si je devais ne pas très bien comprendre l’italien. Il répète les mots distinctement à haute voix…
Je comprends qu’il me prend pour un immigré roumain. Je sors. Je retourne au bureau et je vois une contrebasse électrique appuyée au mur, c’est moi qui l’ai achetée et je n’ai jamais appris à en jouer. Je pense… qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Autour de moi, mais aussi en moi. Que peut-être il vaudrait mieux que je parte et que je retourne chez moi, chez mes parents, pour un peu de temps. Comme… comme un musicien punk rock en perte de vitesse qui pense à retourner chez lui dans sa famille…
Puis, une autre image se superpose aussitôt, celle d’un bocal de cerises à l’eau de vie… Ma famille vit dans une petite ville du Nord de l’Italie célèbre pour ses cerises à l’eau de vie.
Ainsi j’ai vu Stefano, vêtu négligemment en rocker, seul dans une station-service, avec un bocal de cerises à la main. Un de ceux que produit la petite usine familiale. Et plus j’y pensais, plus me venaient à l’esprit d’autres choses à raconter, avec un sentiment de liberté dont je ressentais le besoin depuis trop longtemps. C’est ainsi qu’est né Ciao Stefano.

Lire notre critique : Ciao Stefano, une très bonne surprise


Informations pratiques
Dans les salles à partir du 30 avril 2008  

Partenariat Pyramide distribution / L'Italie à Paris
* jeu-concours des places pour deux personnes à gagner (terminé)





 
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