Auteur et compositeur italien, Vinicio Capossela débarque à Nanterre pour présenter son nouvel album " Nel niente sotto il sole ". Après sa tournée triomphale en Italie, il nous fait l’honneur de venir à notre rencontre. Sur scène, c’est un artiste théâtral et enchanteur. Il interprète ses chansons d’une façon tellement personnelle qu’il réussit, pendant ses performances, à créer une atmosphère singulière comme le prouve son tout dernier album Nel niente sotto il sole (sorti en 2007). Il y orchestre ses fulgurances musicales munies d’instruments ethniques, expérimentaux et traditionnels, passant du son d’une corne à une sérénade mexicaine, du jazz à la techno la plus futuriste.
Bien que né en Allemagne et précisément à Hanovre le 14 décembre 1965, Vinicio Capossela est un pur Italien. Ses parents étaient originaires de l'Irpinia, un territoire qui fait partie de la région Campanie. La famille rentre en Italie peu après la naissance de Vinicio. Le jeune homme grandit en Emilie-Romagne où il fréquente les groupes Underground. Il est remarqué par Francesco Guccini. Il vit à Milan depuis 20 ans. Vinicio Capossela n'est pas que musicien car il a écrit un livre, Non si muore tutte le mattine (On ne meurt pas tous les matins) publié en 2004. Son plus grand succès est "Ovunque proteggi", album qui est resté longtemps à la première place du hit parade italien.
Vinicio Capossela peut se vanter d'une longue carrère, remontant à 1990 avec son premier album All’una e trentacinque circa. Bien qu’artiste inconnu à ce moment-là, Capossela a immédiatement conquis le club Luigi Tenco en gagnant le prix du meilleur premier album en 1991. D’autres disques suivirent dont Canzoni a Manovella en 2000 (prix Tenco du meilleur album de l’année). Ces différents albums lui permirent d’asseoir sa notoriété auprès du public et des critiques. Son univers fut tourné au début autant vers la culture underground américaine (Jack Kerouac, Charles Bukowski et Tom Waits) que vers ses souches italiennes avec le légendaire Luis Prima aux USA ou Renato Carosone en Italie. Les premiers travaux de Capossela ont montré une vraie passion pour l’univers des Italo-Américains dépeint dans les films de Martin Scorsese mais aussi une vraie affection pour des personnages comme Adriano Celentano ou Adamo. C’est avec son quatrième album Il ballo di San Vito que Capossela prend une direction différente. Il fait le voyage vers ses propres racines, se souvenant de la longue tradition de folklore de l'Italie. Ainsi se cristallise sa relation d’amitié avec le chanteur-compositeur Matteo Salvatore, que Capossela considère comme son modèle. Ce dernier lui ouvre l’exploration du monde rural avec ses démons et ses fantômes, qui les fascinent et les hantent tous deux. De même Capossela est également intéressé par les films révolutionnaires de Pier Paolo Pasolini.
Partenariat Théâtre Nanterre – Amandiers / L'Italie à Paris
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