Le sextet romain les Têtes de Bois évolue entre phrase poétique et reflet hypnotique, sons acoustiques et électroniques, mouvements et corps, sensualité et exotisme. Leur musique passe par la recherche d'une formule "autre", une rencontre de mots et de sons pris dans le quotidien, dans le mouvement.
Le premier concert public des Têtes de Bois a lieu Piazza Campo dei Fiori, à Rome, en 1992. A cette occasion, le groupe s'exhibe sur une camionnette Fiat 615 de 1956 achetée chez un brocanteur et transformée en plateau ambulant. Ils jouent et chantent des chansons de Ferré et Brassens, ainsi que des poèmes musicaux de Baudelaire. Depuis, les Têtes de Bois se produisent dans la rue, dans des salles de concerts ou dans de nombreux festivals ou manifestations tant en Italie qu'en France : Arezzo Wave, Recanati, Ferrara Buskers, Festival Mediterraneo, Festival delle Langhe, le Prix Tenco , Fête de la musique à Paris, Festival Léo Ferré de San Benedetto del Tronto...
Outre leurs concerts, ils réalisent aussi des projets "particuliers", parmi lesquels : Les concerts muets au Zoo de Rome dans la vasque des otaries en 1999. À cette occasion, les spectateurs écoutaient la musique à travers des casques stéréo.
Les deux éditions de "Sotto il cielo di Roma e Berlino", semaine de spectacles dans les tunnels, escalators et tapis roulant du métro réalisées en 1996 et en 1997 en collaboration avec les mairies de Rome et Berlin.
"Se une notte d'estate un viaggiatore..." (Si par une nuit d'hiver un voyageur). Parcours nocturne et lunaire tiré d'un livre d'Italo Calvino sur un site des plus suggestifs, une voie de chemin de fer abandonnée près de Rome.
Les Têtes de Bois adhèrent depuis 1998 à Polymachina, projet européen sur les sonorités produites par les machines, les engrenages, les parcours mécaniques et électroniques auquel participent actuellement de nombreux artistes, structures et centres de production Français, Belges, Néerlandais et Italiens...
Pourquoi un disque sur Ferré ?. Andrea, le chanteur du groupe, raconte que son père travaillait en France avec les immigrés italiens pour les aider à s'insérer dans le tissu social. Il a ainsi connu dès sa première enfance l'œuvre de Léo Ferré.
Un jour, les Têtes de bois décident d'aller voir la famille Ferré parce qu'ils veulent inclure au moins deux chansons de Léo dans leur nouveau cd. Pourquoi ne pas réaliser un disque entier en son hommage, leur suggère alors Marie Ferré. C'est ainsi, avec " Ferré, l'amore e la rivolta ", qu'ils s'embarquent dans l'univers de Ferré et qu'ils reçoivent le prix d'interprétation au Prix Tenco 2002, la reconnaissance la plus importante pour la chanson à texte en Italie aujourd'hui puis, en 2003 le Prix de la Revue " L'Isola che non c'era ". Ce Cd, réalisé avec des arrangements originaux, a obtenu un succès important tant vis-à-vis de la critique qu'au niveau du grand public.
* jeu-concours des places à gagner réservé aux abonnés à notre lettre
(pour pour participer au concours, cliquez sur ce lien et répondez aux trois questions)
