mise à jour : 20-05-2008 11:47:24
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Actualités italiennes

Théâtre

Voyage en Sicile

Voyage en Sicile, deux pièces de Luigi Pirandello

À l'Athénée théâtre Louis-Jouvet, du 7 au 23 février 2008 - Tarif préférentiel pour nos internautes *
Deux pièces en un acte : L'Homme à la fleur dans la bouche et Cédrats de Sicile. Mise en scène Jean-Yves Lazennec, traduction Jean-Loup Rivière, scénographie Philippe Marioge, costumes Agnès Marillier, lumières Philippe Collet, son Bernard Valléry. Avec (L'Homme à la fleur dans la bouche) : Philippe Bombled Le Client, Jean-Claude Frissung L’Homme à la fleur à la bouche; (Cédrats de Sicile) : Philippe Bombled Dorino domestique, Chantal Deruaz Marta Marnis, mère de Sina Marnis, Jean-Claude Frissung Micuccio Bonavino, musicien dans une fanfare, Christian Peythieu Ferdinando, domestique, Sophie Tellier Sina Marnis, chanteuse.
Comment donner le change quand tout autour de soi va devenir méconnaissable ? Quand ce qui vous était jusqu’alors familier se révèle d’une étrangeté qui bientôt va vous séparer de vous-même ? Quand à l’épreuve du présent, la mémoire, les souvenirs, les passions, ou plus simplement un peu de goût pour la vie, vont au mieux s’avérer inutiles ?
Dans ces deux pièces, toutes deux marquées par la force de la dissimulation et la découverte d’un avenir insupportable, les protagonistes vont chacun à leur manière tirer leur révérence. Loin de tout « pirandellisme » ce sont là deux fables aux sources de l’oeuvre du maître sicilien, marquée, par une unique obsession : l’expérience de la même et vaine fidélité aux apparences comme à soi-même !
Cela commence tout d’abord la nuit, dans un buffet de gare. Un homme comble ses insomnies en s’adressant aux rares clients. L’un d’eux vient de rater le dernier train. Il se voit alors, mine de rien, entraîné par « l’homme à la fleur à la bouche » dans une troublante conversation. Petit à petit celui-ci dévoile un fatal secret, un tremblement de terre intime, sous l’humour et l’élégance distanciée d’un homme affable. Tout semblait pourtant à sa place. Un père heureux qui apportait des cadeaux à sa femme et ses filles, et en face, un mari éperdument aimé.
Observant les gestes d’autrui, ce dernier s’abîme dans les moindres détails, et tente ainsi de mieux échapper à la pensée de lui-même comme au désenchantement d’une vie qui, annonce-til, va perdre, par un malheur à peine visible, jour après jour, tout centre de gravité. Va suivre une nouvelle drôle d’histoire. Un beau soir descendant d’un autre train après trois jours de voyage, arrive à l’improviste depuis la Sicile, Micuccio, modeste joueur de piccolo dans l’harmonie municipale de son village. Il se présente chez une certaine Teresina, dans une ville du Nord. Elle donne une réception. Originaire du même lieu, Micuccio avait remarqué ses talents et l’avait aidée. Depuis, c’est une cantatrice célèbre. La jeune diva se fait attendre.
Harcèlements amusés des domestiques. On envoie Marta, la mère, qui suit sa fille dans ses succès. Elle tente d’expliquer. Micuccio se découvrira lui-même « ver de terre amoureux d’une étoile », mais le désespoir cédant à la fierté, il repartira, laissant là les cédrats, ces fruits de Sicile, qu’amoureusement il avait apportés. Fatale marche d’un monde qui nous échappe toujours un peu plus ? Pirandello, qui pourtant condamnait les moeurs qu’il jugeait rétrogrades de son île natale, donne dans ce drame une note particulière de son attachement à ses racines.
Deux pièces à la présence entêtante des parfums des origines, deux mélodies dont on ne pourrait se débarrasser, et qui chuchoteraient, sans relâche, quelque chose comme « que restet-il de nos amours ? ». Nous composerons un spectacle où l’émotion sera revendiquée comme une manière d’élégance de l’esprit, et où l’humour sera bien là, présent tout autant.
Un mot encore - cela se passe entre Sicile, Méditerranée et Continent, mais ces fables pourraient se jouer bien ailleurs, qui nous renvoient à nos propres géographies intimes, réelles ou imaginaires - peu importe - pourvu qu’elles demeurent vives et sensibles.
Jean-Yves Lazennec
Lire aussi Interview de Jean-Yves Lazennec, metteur en scène de Voyage en Sicile de Pirandello
Luigi Pirandello est né en Sicile en 1867, il est prix Nobel de littérature en 1934, il meurt à Rome en 1936, avant d'avoir achevé sa dernière pièce Les Géants de la montagne.
Luigi Pirandello (1867-1936), prix Nobel de littérature en 1934, a d’abord écrit des romans, des nouvelles et des poèmes avant d’aborder le théâtre à 5o ans. Il a fondé et dirigé le Teatro d’Arte di Roma et a renouvelé totalement la dramaturgie moderne. Son innovation a résidé dans le fait qu'il a préféré donner libre cours à son imagination plutôt que de suivre des règles désuètes imposées par le réalisme.
Ces deux pièces, Cédrats de Sicile et L'Homme à la fleur dans la bouche ont été écrites au début de sa carrière d’auteur dramatique et font partie de ces pièces en un acte inspirées de ses nouvelles. Cédrats de Sicile fut sa première pièce portée triomphalement à la scène. Créée en 191o en même temps que L’Étau, elle est traduite dans le monde entier. Il y donne une note particulière de son attachement à ses racines siciliennes.
Le théâtre de Pirandello est une entreprise systématique de renouvellement de la dramaturgie moderne. Le système de dédoublement dans la trilogie du " théâtre dans le théâtre " culmine avec Ce soir on improvise (1930) qui s'ajoute à Six personnages en quête d'auteur (1921) et Comme ci ou comme ça (1924), qu'il place en tête de la définitive édition de ses pièces. En savoir plus sur Luigi Pirandello
Informations pratiques
Athénée théâtre Louis-Jouvet   plan d'accès
7 rue Boudreau – 75009 Paris (M° Opéra)
Réservation : 01 53 05 19 19
Dates : du jeudi 7 au samedi 23 février 2008
mardi 19h, mercredi au samedi 20h, matinées exceptionnelles : dimanche 17 février à 16h et samedi 23 février à 15h

Partenariat Athénée théâtre Louis-Jouvet / L'Italie à Paris
* Tarif préférentiel pour nos internautes
de 23 € au lieu de 28 € (corbeille / orchestre) au lieu de 16 € au lieu de 20 € (balcon)
(pour obtenir la réduction:
Réservez en citant l'Italie à Paris au 01 53 05 19 19 et présentez à la caisse ce justificatif imprimé)





 
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