art et artisanat

Publié le samedi, 18 mars 2017 à 14h07

Mémoires du présent. Peintures de Salvatore Coccoluto

Par Roberta Spirito

Un tableau de Salvatore Coccoluto

La Galerie de l’Europe accueillera du 20 mars au 2 avril 2017 l'exposition Mémoires du présent, peintures de Salvatore Coccoluto et sculptures de Marie-Rose Gutleben.

Toile tellurienne, archéologie-sculpturale, peinture-stratigraphique, métamorphose magmatique. Les œuvres de ces deux artistes posent l'interrogation du temps. De son lien avec la nature pour mieux la sublimer. Rendre sa force aux éléments afin de leur redonner leur ampleur originelle.

Cette exposition qui se déploie sur les deux étages de la Galerie de l'Europe du 20 mars au 2 avril 2017 se veut une déambulation à travers un art informel dans l’épuration. Une promenade au milieu de ces œuvres dont la disparition de formes reconnaissables offrent tout de même une approche figurative dans l’abstraction, toujours au profit de la matière et de la gestualité. Chaque œuvre est un synchrone d’une terre, d’une mémoire, d’un temps : les Mémoires du présent.

Salvatore Coccoluto : "Mes toiles appellent plusieurs pratiques, de la peinture comme base de création, à la sculpture dans sa maturité en passant par la performance imaginaire dans la domination des matières." Des petits formats aux plus imposants, ce travail amène à penser le geste comme élément fondateur de la création plastique et nous invite à comprendre, ou du moins à discerner, les étapes successives de "peintrification", de la couche "canevas" jusqu’à l’empâtement et le volume final. Originaire de Gaeta, petite ville au nord de Naples où les terres imposent leurs puissances et leurs hétérogénéités, Salvatore Coccoluto y trouve l’essence de son imagination, l’austérité de son indépendance esthétique.

Marie-Rose Gutleben : "C’est ma confrontation avec la haute montagne et ses paysages majestueux et parfois hostiles qui inspirent mes sculptures. Elle me pose la question de ce que nous sommes et de notre devenir. Ephémère, en constante mutation, la transformation et l’adaptation sont la force et le propre de l’homme. Sa métamorphose est nécessaire et inexorable à l’image de l’érosion naturelle. Je recherche l’esthétique de cette mutation à tous les stades de l’évolution. Elle est pour moi source de création par excellence. Mes œuvres sont construites dans le plein pour me laisser la liberté "d’éroder" à souhait."

Informations pratiques
  • Galerie de l’Europe
  • 55 rue de Seine - 75006 Paris
  • Du 20 mars au 2 avril 2017. Tous les jours de 11h à 19h.