mise à jour : 06-08-2009 10:43:15
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musique italienne

Ludovico Einaudi en concert à Paris

Ludovico Einaudi en concert à Paris

Trianon
Dates : le 19 octobre 2007 Partenariat : Tarif préférentiel pour nos internautes *

Reconnu partout en Europe sauf en France, le pianiste italien Ludovico Einaudi est l'une des figures de proue de la scène musicale néo-classique actuelle. Mélancolique et mélodique, sa musique contient des émotions qui proviennent autant de l'héritage de Chopin et de Beethoven que de compositeurs rock et pop, de Dylan à Radiohead. Ancré dans la tradition mais résolument tourné vers son époque et vers l'avenir, Einaudi exprime une forme d'intemporalité pop, teintée d'une nostalgie non feinte.

Son nouvel album Divenire sortira en France le 27 Septembre 2007 chez Ponderosa / Harmonia Mundi. Reconnu dans son pays, ainsi que dans la majeure partie de l'Europe, le pianiste italien Ludovico Einaudi est l'une des figures de proue de la scène musicale néo-classique européenne. Sous ses apparences austères, sa musique possède une énergie incroyable. Mélancolique et mélodique, elle contient des émotions qui proviennent autant de l'héritage classique que de compositeurs du vingtième siècle, de Dylan à Berio. Ancrée dans la tradition et tournée vers l'avenir, sa musique possède une forme d'intemporalité pop, teintée d'une certaine forme de nostalgie. " J'aime les émotions de la musique mélancolique, de la saudade, du blues " affirme-t-il d'une voix déliée.

Pétri de culture classique, Einaudi se détache pourtant volontiers de ses origines culturelles aisées. Son grand-père Luigi est le premier président de l'Italie d'après-guerre. Son grand-père maternel est un compositeur qui s'exile en Australie au moment de la Seconde Guerre Mondiale. Grand collectionneur d'art figuratif, son père, Giulio, est le fondateur de l'une des grandes maisons d'édition italienne, éditeur de Sartre, d'Hemingway ou de Picasso. Enfant, Ludovico fréquente un milieu côté intellectuel et artistique, avec des visites régulières d'écrivains comme Italo Calvino, Susan Sontag ou Elsa Morante dans l'hôtel particulier familial de Turin.

Très jeune, il est bercé par sa mère qui joue du Chopin et lui chante de vieilles comptines françaises. Son amour de la musique vient de là. Adolescent, il découvre le rock des Rolling Stones et le folk de Bob Dylan. " Je me suis toujours nourri de musique populaire. Je me sens plus proche d'un groupe de rock que d'un ensemble classique " rappelle-t-il, comme pour s'excuser à l'avance d'une parfaite formation de pianiste. Epris de musique contemporaine, il poursuit des études musicales au Conservatoire de Milan. Il étudie ainsi le sérialisme et la musique d'avant-garde auprès de Luciano Berio, avec lequel il collaborera ensuite sur plusieurs projets au début de sa carrière. A partir de la fin des années 1980, il commence à composer des musiques de ballet et de théâtre. Le concept de musique ambiante développé par Eno est très important dans sa maturation musicale, avec cette idée de sculpture vivante. Sa musique évoque également le minimalisme mélodique de Philip Glass ou de Steve Reich, ainsi que les connexions que ce type de musique peut avoir avec le rock.

Il fait jouer ses premières compositions oniriques par la harpiste électrique Cecilia Chailly sur l'album Stanze en 1992. Einaudi publie finalement son premier album, Le Onde, en 1996, inspiré par Les Vagues, une des oeuvres majeures de Virginia Woolf. Minimalistes, pastorales et pleines de poésie, ces treize compositions imposent immédiatement un style élégant. Toujours en quête de rencontres nouvelles, il collabore deux ans plus tard avec le musicien arménien Djivan Gasparijan. Dans une veine néoclassique, l'album " Eden Roc " le voit accompagné par un quartet à cordes.
Un voyage au Mali et une rencontre avec le maître de la kora Toumani Diabaté influencent profondément son troisième album, " I Giorni " qui paraît en 2001, un disque aux arpèges lumineux, à l'image de la relecture du traditionnel Mali Sajio. Fidèle à l'esprit que lui a transmis Berio, un compositeur qui a notamment travaillé avec des chorales africaines, Einaudi ressent une empathie naturelle envers le continent noir. " Je trouve dans la musique africaine quelque chose de simple et de naturel. La relation entre la vie et la musique est évidente " dit-il, sans fausse pudeur.

En 2003, Einaudi retourne au Mali, afin de participer à la troisième édition du Festival du Désert à Essakane, à l'invitation de Ballake Sissoko, un autre musicien malien virtuose de la kora. Cette collaboration prend le nom de " Diario Mali ", un album live enregistré à Longiarno, où Einaudi et Sissoko échangent comme un seul homme, à travers les musiques de deux cultures. Parallèlement, Einaudi tourne en solo, un peu partout en Europe, notamment en Grande-Bretagne où une compilation de ses premiers morceaux remporte un succès immense pour un pianiste contemporain, grâce notamment à une diffusion massive sur les ondes de Classic FM. A Milan, il enregistre le concert " La Scala : Concert 03 03 03 ", où il adapte notamment Lady Jane des Rolling Stones, une coquetterie parmi son propre répertoire qui devient de plus en plus impressionnant. Quelquefois, il compose à la guitare ou à partir de morceaux chantés.

Au fil des années, des albums et des tournées, Einaudi redonne ses lettres de noblesse et modernise le rôle du pianiste classique, explorant sans fin les possibilités d'enregistrements et de collaborations avec cet instrument. Ses mélodies, qu'elles soient issues de la tradition ou d'improvisations, sont évidentes. Elles séduisent un public toujours plus nombreux. Sur scène, parfois, le piano accélère ou reste en suspens, comme pour mieux souligner l'importance de la mélodie. La musique d'Einaudi possède une évidente puissance évocatrice. Elle illustre de nombreux films comme Aprile de Nanni Moretti ou plus récemment This Is England de Shane Meadows.

Lors d'un concert en Italie, Einaudi rencontre Robert Lippok, moitié du duo allemand To Rococo Rot, qui collabore avec lui sur son nouvel album " Divenire ". Seul à son piano, accompagné par un sextet à cordes ou par les boucles électroniques d'un as de l'electronica, la musique d'Einaudi est en quête d'une beauté pure, subtile et riche en émotions. Juste milieu entre l'intellect et l'instinct, " Divenire " balance entre musique sérieuse et parties plus spontanées. Le morceau titre, Divenire, a pris forme à partir d'une improvisation en concert. En dépit de la rigueur apparente, il y a toujours chez Einaudi une part de spontanéité qui prévaut.

Le proverbe chinois selon lequel " l'eau du fleuve n'est jamais la même " demeure la source d'inspiration de " Divenire ", dont l'idée lui est venue après sa participation à un festival dans les Dolomites. La musique d'Einaudi est pourtant liée à un environnement urbain. Dans son appartement milanais, sa pièce à musique, où piano droit et ordinateurs font bon ménage, est ouverte sur les toits. " Les gens n'écoutent plus la musique comme avant, tout est devenu plus rapide, plus interchangeable. Plus directe, cette relation avec l'auditeur motive certainement mes compositions. Je cherche à donner du mouvement à ma musique, à anticiper son évolution avant que l'on s'en lasse. Je suis intéressé par le fait de changer les couleurs, d'avoir des perspectives etdes idées plus complexes, des motifs moins monochromes que sur Le Onde " commente-t-il, son regard vif portant loin sur l'horizon lombard.



Son nouvel album Divenire sortira en France le 27 Septembre 2007

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Informations pratiques
Trianon   plan d'accès
80 boulevard Rochechouart 75018 - Paris (M° Anvers)
Tarifs : 32 €
Tél. 01 42 71 41 41
Dates : le 19 octobre 2007 à 20h30

Partenariat La Centrale / L'Italie à Paris
* Tarif préférentiel 22 € au lieu de 32 € pour nos internautes
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Réservez en citant l'Italie à Paris à La Centrale 01 42 71 41 41 ou par mail (infos@la-centrale.fr) et présentez à la caisse ce justificatif imprimé





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