Qu’est-ce qu’un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? Telle est la question que pose Pierre Michon dans Maîtres et serviteurs (1990) en suggérant trois destins évoquant ceux de Goya, Watteau et d’un disciple de Piero Della Francesca, Lorentino d’Arezzo. Et aussi, à travers la destinée d’un chef-d’oeuvre imaginé, qu’est-ce qui constitue notre relation à la peinture, à l’art en général et comment s’écrit son histoire.
C’est le troisième récit de Michon qui m’est le plus familier, celui qui s’approche de Piero par l’entremise de son disciple
Lorentino. Parce que l’histoire se passe en Toscane, en ville ou au milieu des vignes entre Sienne et Arezzo, ou sur un banc avec Piero aveugle à Borgo San Sepolcro.
Et surtout à cause de Piero dont l’oeuvre est pour moi la représentation du mystère Toscan. Et puis, depuis des années,
je parle de ce récit de Michon, de cette traversée des siècles et de la terre Toscane (ce qui souvent va de pair) avec un comédien italien, qui vient de Cortona, un bourg mystérieux haut perché, qui rappelle le destin de cette oeuvre.
C’est un « mystère » sur lequel nous allons travailler lui et moi, dans le sens théâtral, mais aussi quasi religieux du
terme. Une religion païenne, bien entendu. Maîtres et serviteurs de Pierre Michon est édité chez Verdier.
Partenariat MC93 / L'Italie à Paris
* Tarif préférentiel 15 € au lieu de 25 € pour nos internautes dans la limite des places disponibles.
(pour obtenir la réduction:
Réservez
en citant l'Italie à Paris au 01 41 60 72 72 et présentez à la caisse ce
justificatif imprimé)
