La galerie Kernot Art a le plaisir d’annoncer l’exposition La matière-surface qui présente les dernières
créations de Bruno Kladar et de Michelangelo Penso.
Comme des démiurges qui vivifient la matière, les deux artistes réalisent leurs pièces en utilisant des matériaux bruts ou occasionnels pour l’un et des processus de transformation chimique pour l’autre ; elles se concrétisent dans une texture pure, primordiale, qui devient donc matière comme synonyme de surface. Une recherche vers l’essentiel suivant un processus qui vise à éliminer le superflu grâce à des formes intactes et primaires surgissant directement de la matière et aboutissant à des oeuvres libres et nécessaires.
Bruno Kladar présente à la galerie une série de P.O.D. (petites oeuvres démocratiques) présentées seules, dans des boîtes et dans des harmonies carrées ou linéaires : ...Seules ou réunies, main ou moins que mains, leurs présences sans bord, se rançonnent à coup de murs qu'elles absorbent, adressant à l'espace tout autour, une aubaine infiniment ouverte, rien n'est dit, celui qui veut y entre à son pas, y recueille les morceaux de son propre monde, devenu présent à reconstruire sur ses murs, avec les pods faites siennes, inespérées il y a peu... (Philippe Madec sur les petites œuvres démocratiques de Bruno Kladar)
Michelangelo Penso présente pour sa deuxième exposition à la galerie Kernotart son dernier travail, issu
d’une recherche centrée sur la matière, qui a abouti à une nouvelle substance composée de métal et de pentane ayant subi de multiples métamorphoses animées par nombre de catalyseurs. Cette alchimie créatrice nous transporte visuellement dans des espaces inaccessibles proches des sols lunaires ou des fonds marins peuplés d’algues et de coraux, mimes fractals de terrains à la fois mouvant et séléniques.
L’installation présentée est composée de plusieurs oeuvres : satellites gravitant autour d’une pièce principale «White Island» et composition murale d’où émane une lumière intérieure. Les formes sont pures, essentielles, provoquant un effet stupéfiant.
Comme pour Bruno Kladar il s'agit de retourner aux sources de la création en recherchant un contact libre avec la matière via un rapport d'influence réciproque (artiste-matière) qui refuse toute forme d'excès ce qui confère à l’oeuvre à une sorte de quasi-spontanéité.
Dates : du 31 janvier au 15 mars 2008
du lundi au vendredi, de 14h à 18h
le samedi de 15h à 19h et sur RDV

