mise à jour : 20-05-2008 11:46:46
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Actualités italiennes

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Vittorio De Seta

Le nouveau documentaire italien, festival Histoires d'It.

A l'Institut culturel italien, jusqu'au 28 mai 2008. infos pratiques

L'histoire du cinéma sera au centre des projections du lundi 14 avril avec deux hommages rendus aux talents de Marcello Mastroianni (à 19h) et de Vittorio De Seta (à 21h).
Aujourd'hui encore dire « Marcello » évoque une époque légendaire du cinéma, faite de films inoubliables, de "paparazzi", de charme et de douceur. Plus de dix ans après sa disparition, Marcello, una vita dolce (Marcello, une vie douce) de Mario Canale et Annarosa Morri rassemble une quarantaine d'interviews, des extraits de tournage, ainsi que les images d'un documentaire réalisé par Antonello Branca en 1964, où Marcello, déjà à l'apogée de sa carrière, se raconte avec timidité et passion.

A 21h, Détour de Seta de Salvo Cuccia nous propose un voyage à travers l'œuvre épique de Vittorio De Seta, réalisateur qui a signé plusieurs chefs-d'œuvre documentaires. Salvo Cuccia, très proche de la sensibilité visionnaire de réalisateurs tels que Raoul Ruiz dont il a été l'assistant, retrouve les laissés-pour-compte qui figuraient dans les premiers documentaires de De Seta tournés en Sicile et en Sardaigne. Le film, apprécié au niveau international grâce à l'engagement de Martin Scorsese, s'interroge sur la "grande transformation" qui est intervenue dans la société italienne au cours des cinquante dernières années.

Le mercredi 16 avril sera l'occasion de replonger dans les rouages du monde du travail.
A 19h, Parole Sante (Paroles Saintes) de Ascanio Celestini, auteur très apprécié par la critique et par le public français, raconte l'histoire d'un groupe de travailleurs du plus grand "call-center" italien qui, par l’ironie du sort, a son siège tout près des studios de Cinecittà, qui était autrefois le symbole des rêves d'ascension sociale et de succès. Celestini construit sa narration en s'appuyant uniquement sur leurs interviews et nous restitue des histoires de vie et de résistance aux "impératifs" du marché, qui nous interpellent en tant que citoyens plus qu'en tant que simple spectateurs. Ascanio Celestini sera en salle pour s’entretenir avec le public autour de son film. Depuis quelques années, Ascanio Celestini s'illustre par un travail d'écriture tout à fait personnel, essentiellement réalisé sur la base de témoignages et de rencontres. Ses thématiques sont toujours en étroite relation avec son Italie natale ou avec l'environnement familial dans lequel il a grandi. Il est metteur en scène et interprète de ses propres pièces, dont on peut citer : "Cicoria" (1998), sur l'imaginaire dans l'oeuvre de Pasolini; la trilogie "Milleuno", qui, réalisée entre 1998 et 2000, consacrée à la mémoire orale ; "Radio Clandestina" (2000), basée sur la nouvelle d'Alessandro Portelli, sur le massacre des civils dans les Fosses Ardéatines en mars 1944; "Fabbrica" (2001), "Saccarina" (2001) sur la vie dans les ghettos de Rome et de Lodz pendant la seconde guerre mondiale.
A 21 h, L'uomo flessibile (L’Homme flexible)de Stefano Consiglio, primé au Torino Film Festival en 2003, raconte la flexibilité du travail à travers neuf histoires emblématiques. En parcourant l'Italie du Nord au Sud et en traversant les différents espaces sociaux, le film devient un voyage autant réel que symbolique dans un Pays qui travaille sous la contrainte de la rentabilité, qui épuise ses citoyens et les fait vivre dans la peur que cette flexibilité ne devienne une précarité. La voix de Antonio Albanese, qui nous lit des extraits de Diario postumo di un lavoratore flessibile de Luciano Gallino, constitue le fil rouge de ces récits émouvants.

Les deux projections du jeudi 17 avril s'interrogent sur les différentes facettes présentées par des militants et des sympathisants politiques de droite.
A 19h, Camice verdi. Bruciare il tricolore (Chemises vertes. Brûler le tricolore) de Claudio Lazzaro, primé par la critique du Festival de Locarno, dresse un portrait des leaders politiques de la "Ligue du Nord", mouvement autonomiste qui, avec des propos imprégnés de violence xénophobe, catalyse et exprime le malaise d'une partie de l'électorat de l'Italie du Nord. Le film nous invite à connaître les discours, les postures physiques, les façons de parler et les modalités d'action d'hommes politiques très influents dans l'univers des partis du centre-droit.
A 21h, Latina/Littoria de Gianfranco Pannone décrit la "ville-modèle" fondée par Mussolini en 1932, à 100 Km au sud de Rome, le long des marécages bonifiés sous les ordres du Duce. Après la chute du fascisme, Littoria devient Latina : l'Italie avait honte du nom de cette ville née pour célébrer la gloire du fascisme. Gouvernée pendant quarante ans par la Démocratie Chrétienne, la ville connaît ensuite un important essort industriel et démographique jusqu'à la crise des années ‘80. En 1992, lors des élections municipales, 70% de la population vote pour Aimone Finestra, un homme politique qui se définit "ouvertement fasciste". Gianfranco Pannone revient à Latina, ville dans laquelle il a grandi, pour enquêter sur l'âme politique de ses citoyens les plus représentatifs (le maire, un écrivain, un prêtre, un libraire, un conseiller municipal de gauche...).

Informations pratiques
Istituto Italiano di Cultura - Hôtel de Galliffet    plan d'accès
73, rue de Grenelle 75007 Paris
Réservation obligatoire au 01 44 39 49 39
dates : du 7 avril au 28 mai 2008




 
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