mise à jour : 20-05-2008 11:46:29
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Théâtre

La Maman bohême et Médée de Dario Fo et Franca Rame

La Maman bohême et Médée de Dario Fo et Franca Rame

Théâtre de la Commune d'Aubervilliers
Dates : du 3 au 28 octobre 2007 Partenariat : tarif préférentiel *
L'année dernière la presse a été unanimement élogieuse, voire dithyrambique, à propos de cette pièce percutante, de la mise en scène et de la remarquable performance d'Ariane Ascaride. Cette année Le Théâtre de la Commune a donc décidé de programmer de nouveau cette pièce et, comme l'année dernière, nous avons la possibilité de proposer à nos internautes des tarifs préférentiels. Nous invitons tous ceux qui n'ont pas pu la voir il y a un an de ne pas rater cette deuxième occasion.
Pour Franca Rame et Dario Fo, auteurs, acteurs, militants d'extrême gauche dans une Italie agitée de courants politiques radicaux et contradictoires, la parole est une arme ; ni langue de bois, ni catéchisme politique moralisateur, c'est l'expression ludique d'une verve et d'une insolence à l'état pur, d'un comique vengeur, d'une invention sans cesse renouvelée au service de la liberté. Les deux monologues que nous avons réunis ici comme deux actes d'une féroce comédie maternelle sont de cette nature : la maman bohême se sert de sa langue bien pendue et du théâtre le plus cruel pour partir à l'assaut des idées reçues et construire pour notre plaisir un personnage émouvant de femme combattante.
Au moment où nous nous apprêtons à jouer ces pièces devant vous, nous apprenons que des femmes se sont réunies sur le parvis d'une église parisienne pour donner, en public, le sein à leur progéniture afin de réhabiliter ce geste hautement maternel, nous apprenons aussi que le nouveau pape, moins voyageur que l'ancien mais tout aussi virulent, vient d'ouvrir grand les bras maternels de la sainte église apostolique et romaine à un prêtre intégriste qui adore chanter la messe en soutane et en latin… au secours, Franca, Dario, revenez !! nous avons encore besoin de vous ; dans ce monde que berce l'obscurantisme renaissant, nous risquons d'avoir besoin de vous encore un certain temps afin d'entendre, pour notre sauvegarde et notre santé morale, le rire salutaire des baladins à qui on ne la fait pas. Le rire libère l'homme de la peur. Tout obscurantisme, tout système de dictature est fondé sur la peur.
Dans Récits de femmes, recueil de pièces courtes écrites avec Franca Rame, Dario Fo brosse différents portraits de femmes, inspirés par la lutte des Italiennes pour obtenir le droit au divorce et la légalisation de l'avortement. Ces combats, bien que marqués par les années 70 italiennes, ont une portée universelle : la lutte des femmes pour la maîtrise de leur vie.
Dans ces pièces, les héroïnes prennent conscience du rôle de " femme modèle " dans lequel elles ont été enfermées : mère, amante, maîtresse de maison. Un désir de liberté croise brutalement leur chemin, par des voies différentes : la maman bohême, à la recherche de son fils anarchiste, goûte aux plaisirs de la vie libre dans une communauté hippie ; Médée, abandonnée par son mari pour une plus jeune, se rebelle contre l'ordre établi qui lui demande d'accepter son sort. Pour devenir une femme nouvelle, l'une fuit enfant et mari qui ont lancé les carabiniers à ses trousses pour qu'elle rentre à la maison, l'autre souhaite la mort de ses enfants (quitte à entraîner sa perte) pas tant pour punir le mari infidèle que pour s'affranchir de toute contrainte.

Liens En savoir plus sur Dario Fo et Franca Rame Entretien avec Dario Fo



Ariane Ascaride, comédienne
Née à Marseille et après avoir étudié la sociologie à la faculté d'Aix-en-Provence (où elle a fait la connaissance de Robert Guédiguian), elle a suivi l'enseignement de Pierre Vial, Antoine Vitez et Marcel Bluwal au Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris jusqu'en 1979. Elle a débuté au cinéma dans la saga familiale La Communion solennelle de René Féret en 1977. En parallèle, elle a fait ses premiers pas au théâtre aux côtés de son frère, Pierre Ascaride, dans Aventures, spectacle à domicile en 1979. En 1981, elle a le premier rôle dans Dernier été réalisé par Robert Guédiguian : ce long métrage est le premier d'une longue suite récompensée en 1997 par le succès de Marius et Jeannette sélectionné dans la catégorie " Un certain regard " au Festival de Cannes 1997 et pour lequel Ariane Ascaride a reçu le César de la meilleure actrice. Depuis elle est restée fidèle à son travail avec Robert Guédiguian, tout en poursuivant d'actives collaborations avec d'autres réalisateurs.
Au cinéma : Sous la direction de Robert Guédiguian, elle a joué dans : Le Voyage en Arménie (2005 - elle a co-écrit le scénario avec Robert Guédiguian et Marie Desplechin - Prix de la meilleure actrice au Festival de Rome 2006), Mon père est ingénieur (2003), Marie-Jo et ses deux amours (2001 - pour lequel elle a été nominée aux Césars), La Ville est tranquille (2000 - Prix de la meilleure actrice au Festival de Valladolid), À l'attaque (1999), À la place du coeur (1998), Marius et Jeannette (1997), À la vie à la mort (1995), Dieu vomit les tièdes (1990), KI LO SA ? (1986), Rouge midi (1984), Dernier été (1981). Elle a également tourné sous la direction de : Isabelle Cjazka dans L'Année suivante (sortie janvier 2007 - Léopard d'or de la meilleure 1re oeuvre au Festival de Locarno 2006), Emmanuel Mouret dans Changement d'adresse (2006), Jean-Henri Roger dans Code 68 (2004), Miel Van Hoogenbemt dans Miss Montigny (2004), Saïd Ould-Khelifa dans Le Thé d'Ania (2003), Patrick Bouchitey dans Vice & Versa (2003), Éléonore Faucher dans Brodeuses (2003 - pour lequel elle a été nominée aux Césars), Olivier Ducastel et Jacques Martineau dans Ma vraie vie à Rouen (2002), Martin Provost dans Le Ventre de Juliette (2001) et dans des films de : Jean-Pierre Ameris, Gérard Mordillat, Dominique Cabrera, Jean- Louis Milesi, Christian Drillaud, René Allio, René Féret, Maria Koleva...
Au théâtre : Dernièrement, on a pu la voir dans : Ariane Ascaride lit Valletti (2006), Pour Bobby de Serge Valletti / mise en scène Michel Cerda (2004), Mathilde de Véronique Olmi / mise en scène Didier Long (2003), Algérie, je t'écris (2003), Le grand théâtre d'Evelyne Pieiller / mise en scène Robert Guédiguian (2000). Avec Pierre Ascaride, elle a joué dans Les putes d'Aurelio Grimaldi (1995), Papa de Serge Valletti (1992), Ma famille-revue d'Eduardo De Filippo (1985) et La Segretaria (1982). Elle a joué également sous la direction de : Jacques Livchine, Gabriel Garran, Jacques Rosner, Marcel Bluwal, Jacques Seiler, Pierre Debauche, Jean-Pierre Darroussin, Gilles Guillot, Arlette Tephany, Robert Sireygeole, Jean Bouchaud...
En 2005, elle a mis en scène Pierre Ascaride dans un texte dont il est l'auteur, Inutile de tuer son père, le monde s'en charge, créé à la Scène nationale de Malakoff et qui effectue depuis une tournée importante en France et à l'étranger. À la télévision : Elle a tourné entre autres avec : Pascal Lahmani, Marcel Bluwal, Robert Guédiguian, Denis Rabaglia, Jean-Patrick Lebel, Caroline Huppert...

Ce qu'en dit la presse
Un moment finement burlesque. Ariane Ascaride, très finement dirigée, n'avait jamais été aussi bien au théâtre : une formidable actrice populaire. Humaine, terriblement. Drôle, irrésistiblement. Et émouvante, absolument. Oui, on rit avec Dario Fo, Franca Rame, Didier Bezace et Ariane Ascaride. Le Monde. La révolte haute en couleur de la comédienne, toute de gouaille, de générosité, de ferveur et de saveur. Un tempérament de grande actrice populaire comme on n'en fait plus, entre Magnani et Girardot, charnelle et instinctive, proche, familière, capable de faire rire et pleurer à la fois. Télérama. Une mise en scène d'une rare intelligence. Didier Bezace dirige Ariane Ascaride d'une main de maître. Un jeu d'une intensité tragique à la Magnani. D'une sincérité qui brise toute critique, retenue, fidèle à ses personnages à qui elle offre une humanité qui dépasse de loin le texte qu'elle joue. Formidable Ariane Ascaride. Le Figaroscope. On est à la fête italienne, telle qu'on l'aime, de De Sica à Pasolini, et même chez Plaute, tant la fureur antique, celle du peuple sur la place publique, souffle sur ces braises modernes. " Mamma mia, mamma nostra ! ". Les Échos. Didier Bezace a très bien monté ensemble ces deux pièces et avec beaucoup de doigté Ariane Ascaride. Ariane Ascaride est parfaite ; Par delà l'énergie naturelle qu'elle dégage, par-delà sa densité et son engagement dans ce spectacle, elle est une actrice populaire, et évoque irrésistiblement la Gelsomina des routes de Fellini… Le Figaro
Informations pratiques
Théâtre de la Commune   plan d'accès
2 rue Edouard Poisson - 93304 Aubervilliers (M° Aubervilliers Pantin 4 chemins)
Tél. 01 48 33 16 16

Tarif : TP 22 €

Dates : du 3 au 28 octobre 2007
du mardi au vendredi à 20h30
sauf les jeudi 11, 18 et 25 octobre à 19h30 en raison d’un cycle de débats et de films autour des femmes combattantes présenté par Laure Adler à l’issue de ces représentations
le samedi à 21h et le dimanche à 17h30

Partenariat Théâtre de la Commune / L'Italie à Paris
* Tarif préférentiel 16 € au lieu de 22 € pour nos internautes
pour obtenir la réduction:
Réservez en citant l'Italie à Paris au 01 48 33 16 16 et présentez à la caisse ce justificatif imprimé



 
Fiche spectacle
La Maman bohême et Médée
Deux pièces de : Dario Fo et Franca Rame
traduction Valeria Tasca
adaptation et mise en scène Didier Bezace
avec Ariane Ascaride
et en alternance Gérald Cesbron et Daniel Delabesse




 
© L'Italie à Paris 2003 - 2008