mise à jour : 20-05-2008 11:46:25
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Actualités italiennes

Théâtre

Ces bottes sont faites pour marcher

Ces bottes sont faites pour marcher, de Paola Comis

A là Maison des Arts de Créteil, du 11 au 15 décembre 2007 - Tarif préférentiel et jeu-concours, des places à gagner *
Par la Compagnie coupes de colère. 2 voix, 2 corps, 2 mémoires qui s’exposent pour des confidences en conférence…
Un projet de Paola Comis, texte : Paola Comis, Natacha Mendès, Sandrine Lanno; collaboration artistique : Sandrine Lanno. Avec : Paola Comis et Natacha Mendès, composition sonore : Theo Hakola, création lumière : Xavier Hollebecq
Dans Ces bottes sont faites pour marcher, il n'y a pas de personnages, il y a deux voix, deux corps, deux mémoires qui s'exposent. Ces bottes sont faites pour marcher évolue sous forme de séquences, comme autant d'écrans où chacun serait appelé à se projeter et/ou à se reconnaître.
Ces séquences cheminent vers des fictions instables comme le sont des paysages ou des climats. Il ne s'agit pas alors de comprendre mais d'en relier et d'en suivre les modulations comme on le fait en écoutant de la musique. De fait, la mémoire s'émeut davantage des relations développées entre plusieurs phénomènes que de la restitution d'événements. Nous avons cherché à donner la parole à l'inachevé et corps à l'enfoui et au dissimulé. Nous avons cherché à ce qu'on ne distingue plus ce qui est vrai de ce qui est inventé dans le souci de dépasser et transgresser l'intime. Nous avons le désir et la volonté d'offrir à chacun la possibilité d'entrer dans le questionnement de sa propre identité.
Comment en partant de l'intime, rendre sensible une mémoire collective ? Avec maladresse, légèreté et humour, nous avons cherché à inventer un espace où artistes et spectateurs capturent des portions de réalité et si possible de rêve.

Ce spectacle est une tentative de bâtir un objet artistique à partir de " ce qui nous reste ", de ce monde intérieur qui est en chacun d'entre nous, de ces petits riens fondateurs qui nous constituent. Ensemble, nous nous sommes penchés sur ce coq-à-l'âne qui nous tisse, nous trame, sur ces fragments d'événements, d'images, de mots, de sons, de sensations, de gestes, accumulés en nous.
Nous avons recueilli entre autres nos premiers baisers, nos oublis, nos cicatrices, nos ressemblances, nos fantasmes, nos peurs, nos démons, nos films préférés, nos défauts, nos manques, nos qualités, le tout sans nostalgie. Chacun s´en est saisi, se les est appropriées et les a interprétées avec sa sensibilité. Nous nous sommes aussi inspirés de nos corps qui sont comme des réservoirs de traces, qui entassent, effacent et recyclent, qui recueillent et transmettent signaux, énergies, images, identités et archétypes. Nous avons travaillé à partir de la perception que nous avons de nous-mêmes, de la sensation d'avoir un corps " en vrac ", provoqué, abandonné, désireux, instable et résistant ; de cette sensation d´être fait de ruptures et de strates, d´être tout sauf linéaire.
En se mettant à l'écoute de tous ces matériaux accumulés en nous, des séquences fragmentées sont apparues. Quand une forme est interrompue, quand elle déploie plusieurs modes de narration, elle laisse à l'imaginaire du spectateur davantage d'espace. Ce n'est pas la rupture en soit qui nous intéresse, mais plutôt ce que cet événement révèle. Convoquer, être relié à ce présent, à l'ici et maintenant du plateau, voilà ce qui nous importe. Dans ce besoin d'abandonner la forme d'un spectacle fermé et en prenant appui sur une matière fragmentée, nous nous interrogeons sur la forme et nous cherchons quelle narration en découle.
Nous partons de l'intime puis nous nous en écartons. Le spectacle commence de façon linéaire, par une conférence. Cette conférence part de nous, et s'en écarte, s'appuie sur une normalité et va vers une certaine démesure. Puis nous interrompons la conférence pour laisser la place à un monde décousu, à l'image de notre monde intérieur qui fonctionne par accumulation. Dans cette partie, nous éprouvons un autre mode de narration ; ce qui prévaut ici n'étant pas le sens, mais davantage ce que produit le frottement d'un élément avec un autre. En savoir plus sur Paola Comis
Informations pratiques
Maison des Arts de Créteil    plan d'accès
Place Salvador Allende - 94000 Créteil (M° Créteil-Préfecture)
Tél. 01 45 13 19 19
Dates : du 11 au 15 décembre 2007 à 20h30

Partenariat Maison des Arts de Créteil / L'Italie à Paris
* Tarif préférentiel 10 € au lieu de 20 € pour nos internautes

* jeu-concours des places à gagner
(pour pour participer au concours, cliquez sur ce lien et répondez aux trois question)





 
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